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Incidents de Sebta : Le Parlement espagnol rejette une motion demandant la démission du ministre de l’intérieur

La motion, présentée par des groupes de la gauche plurielle (IU-ICV-CHA), a été rejetée par le Parti Populaire (PP), qui dispose de la majorité absolue, et de l’UPN (Union du peuple navarrais). Le Parti Socialiste Ouvrier espagnol (PSOE, opposition) et le Parti Union pour le progrès et la démocratie (UPyD, centre) se sont abstenus de voter.

La gauche plurielle avait demandé la démission du ministre de l’Intérieur qui avait reconnu, jeudi dernier, devant une commission parlementaire l’usage par la garde civile de matériel antiémeute contre les immigrés subsahariens comme réponse à l’"attitude violente " manifestée par ces irréguliers lors de leur tentative d’entrer au préside occupé de Sebta.

M. Fernandez Diaz avait souligné, en se basant sur le rapport détaillé élaboré par la garde civile, que les migrants subsahariens ont fait montre d’une "attitude violente" à l’égard des forces de sécurité, qui tentaient de les empêcher d’accéder à Sebta.

Il a indiqué que la garde civile a utilisé des balles en caoutchouc pour repousser et "dissuader" les immigrés, soulignant toutefois que ce matériel n’a pas atteint les clandestins subsahariens.

" Aucun migrant n’a été touché ", avait expliqué M. Diaz devant les députés, soulignant qu’il " n’y a pas de lien de cause à effet" entre la mort de ces immigrés et l’usage de matériel antiémeute.

A signaler que suite au drame du 6 février, diverses ONGs, dont l’Association européenne pour la Défense des Droits de l’Homme (AEDH), ont réclamé l’ouverture d’une commission d’enquête par le Parlement Européen, afin de déterminer les responsabilités dans la mort de ces migrants subsahariens.

De même, des associations espagnoles ont déposé dernièrement une plainte auprès du Procureur général en Espagne demandant l’ouverture d’une enquête sur cette tragédie qui continue de susciter une vive polémique dans le pays ibérique.

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