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Festival de la Tariqa aissaouia : Des chercheurs mettent la lumière sur la dimension éducative du soufisme

Lors de cette rencontre, organisée par la section casablancaise de l’association Fès-Saïss, les participants ont souligné que le soufisme apporte une contribution de taille à la protection de la société des différents maux et à la consolidation des valeurs morales et éducatives, ce qui nécessite, ont-ils estimé, la préservation et la propagation du soufisme.

Dans ce sens, le président de l’association Fès-Saïss, Driss Alaoui Mdaghri, a plaidé en faveur de l’introduction des valeurs spirituelles du soufisme dans l’éducation des jeunes générations, insistant sur l’importance de multiplier les initiatives visant à faire connaitre et à promouvoir les valeurs du soufisme.

"Il est important de sauvegarder et de retrouver auprès de notre jeunesse un ancrage des valeurs du soufisme qui joue un rôle majeur dans la promotion du dialogue des cultures et des civilisations", a-t-il noté.

De son côté, l’universitaire Abdellah El Ouazzani a relevé que l’introduction des valeurs du soufisme dans l’éducation et l’enseignement permettra de faire émerger une génération ouverte d’esprit et imprégnée des valeurs de citoyenneté universelle basées sur le vivre-ensemble, la tolérance et la paix.

D’après le même orateur, le soufisme joue un rôle de diplomatie spirituelle dans le rapprochement des peuples et des civilisations par le biais de la diffusion des valeurs nobles de l’Islam, notamment la communion, la tolérance, et l’altruisme, rappelant que le Maroc constitue un modèle en matière d’ouverture sur les cultures et les civilisations et d’attachement aux constantes de la nation, dont la composante spirituelle constitue un pilier majeur.

Pour sa part, le chercheur et intellectuel algérien Mohamed Ben Brika, a fait valoir que l’école islamique, avec toutes ses valeurs morales et éducatives, assure la droiture, la stabilité et la coexistence pacifique au sein de la société.

L’éducation soufie se fixe comme objectif la formation et l’intégrité de la personnalité, a-t-il souligné, qualifiant le soufisme de rempart fortifié contre les fléaux sociaux et les extrémismes. La première édition de ce festival donne un éclairage sur la Tariqa des Aissaoua qui est un ordre mystico-religieux, fondé à Meknès par Muhammad Ben Aïssa, surnommé le "Maître Parfait" (Cheikh Al Kamel) et originaire de la ville de Taroudant

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