Evacuation d’un nouveau campement de migrants à Paris
Selon le préfet de police de Paris Bernard Boucault, 84 personnes ont été emmenées au commissariat où il leur a été demandé, avec l’aide d’interprètes, s’ils souhaitent solliciter l’asile.
"Maintenant on applique la loi. Ceux qui ne veulent pas demander l’asile n’ont pas vocation à rester sur le territoire", a-t-il affirmé lors d’un point de presse.
Les migrants affirmaient camper sur cette esplanade faute d’endroit où aller après l’évacuation, le 2 juin par la police, d’un campement dans le même quartier, où près de 350 personnes, principalement des Soudanais et des Erythréens, s’entassaient depuis des mois dans des conditions indignes.
Par ailleurs, les forces de l’ordre ont brièvement fait usage de gaz lacrymogène pour disperser un rassemblement d’une quarantaine de militants et d’élus venus manifester leur solidarité avec les réfugiés. Plusieurs militants ont été interpellés à la suite de ces heurts.




