Evacuation d’un campement de migrants insalubre dans le nord de Paris
Environ 400 places ont été mobilisées dans des gymnases en région parisienne, a-t-on indiqué à la préfecture.
Avant le début de l’évacuation, les forces de l’ordre ont éteint un feu de camp allumé à l’entrée du campement. Plusieurs centaines de migrants attendaient debout dans le calme au milieu des tentes.
Moussa, 30 ans, dort ici depuis deux semaines, mais ce réfugié qui a obtenu une carte de séjour il y a deux ans connaît la rue depuis cette époque.
"J’ai demandé pour une formation, un appartement. On me dit qu’il n’y a rien pour moi", se désole-t-il, en attendant un "transfert" vers un lieu inconnu. Sans acrimonie, il décrit un campement "où on a froid, où tout est sale".
Ahmad, un Afghan de 29 ans, a déjà déposé sa demande d’asile mais dort ici "depuis 45 jours". Il a aussi hâte de partir: "ce n’est pas sûr ici, les gens sont ivres, ils se battent pour l’argent", raconte ce père de famille qui a fui l’Afghanistan "parce que ce n’est pas une vie là bas, j’ai vu des gens mourir, je veux autre chose pour mes enfants".
Omar, 26 ans, a déjà connu des mises à l’abri mais "après quelques nuits dans le gymnase on m’a mis dehors", témoigne dans un français parfait ce jeune Soudanais qui a déjà été évacué du campement voisin de Saint-Denis.
L’Etat s’apprête à intensifier les opérations de ce type dans les semaines à venir pour résorber les campements où plus de 2.000 personnes vivent dans le nord de la capitale.




