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Espionnage de la NSA : la France et l’ex-président mexicain sur écoute

Cependant, le secrétaire d’Etat américain John Kerry, en visite à Paris, a cherché à réduire la tension, promettant des explications à son "vieil allié" français.

Les accusations du quotidien français Le Monde et de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, nouvel épisode de la série de révélations d’Edward Snowden, l’ancien consultant de l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA), ont provoqué la colère des autorités française, "choquées" par des actes d’espionnage d’un pays allié. Le Mexique a de son côté réclamé une enquête.

"Je suis profondément choqué", a déclaré le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à Copenhague. "C’est invraisemblable qu’un pays allié comme les Etats-Unis puisse à ce point aller jusqu’à espionner autant de communications privées qui n’ont aucune justification stratégique", a ajouté M. Ayrault.

Répondant à ces reproches quelques heures plus tard lors d’une conférence de presse à Paris, le chef de la diplomatie américaine a indiqué que les Etats-Unis discuteraient avec la France du programme d’espionnage.

"La France est l’un de nos plus vieux alliés dans le monde et j’ai une très étroite relation de travail avec Laurent Fabius", a indiqué John Kerry. "Nous aurons des discussions bilatérales, y compris avec nos partenaires français, pour régler ces questions".

A Washington, une porte-parole de la présidence américaine, Caitlin Hayden avait dit auparavant que la Maison Blanche "ne commenterait pas publiquement toutes les activités présumées du renseignement".

Sur une période de trente jours, du 10 décembre 2012 au 8 janvier 2013, 70,3 millions d’enregistrements de données téléphoniques de Français ont ainsi été effectués par la NSA, a révélé Le Monde, citant des documents d’Edward Snowden.

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