Energies renouvelables : l’ONU appelle à tripler la capacité mondiale de production d’ici 2030

« Les énergies renouvelables peuvent être le moteur de cette transition. Dans la plupart des régions, elles sont la source d’énergie nouvelle la plus abordable », a souligné le chef de l’ONU dans un message marquant la Journée internationale des énergies propres, célébrée le 26 janvier.
Il a rappelé que l’année dernière, l’énergie éolienne, l’énergie solaire et d’autres sources renouvelables ont produit, pour la première fois, plus d’électricité dans le monde que le charbon, notant que ces énergies « permettent de desservir des populations encore plongées dans l’obscurité, de cuisiner de manière propre et d’améliorer la santé et l’éducation, tout en ouvrant de meilleures perspectives ».
“Elles favorisent l’émergence de nouvelles industries, créent des emplois décents, réduisent les coûts énergétiques et permettent aux pays de se prémunir contre les chocs géopolitiques et l’instabilité des marchés”, a-t-il affirmé, relevant toutefois que la révolution des énergies renouvelables “ne va pas assez vite ni suffisamment loin”.
Il a, dans ce cadre, expliqué que les infrastructures de réseau sont loin de suivre l’accroissement des capacités en matière d’énergie propre, et le niveau élevé des coûts fait que de nombreux pays demeurent entièrement exclus de la transition.
“La voie à suivre est claire: nous devons tripler la capacité mondiale de production d’énergie à partir de sources renouvelables d’ici à 2030, en levant les obstacles, en réduisant les coûts et en raccordant les populations et les industries à l’énergie propre par une action rapide, solidaire et de grande ampleur”, a préconisé le haut responsable onusien.
Pour lui, les organismes de réglementation doivent adopter des politiques qui récompensent les énergies propres et simplifient les procédures d’autorisation tout en protégeant les populations et l’environnement.
“Les entreprises de services publics doivent, à leur tour, moderniser, élargir et numériser les réseaux et les interconnexions afin d’acheminer l’énergie propre là où elle est nécessaire, et adapter le stockage afin que les systèmes électriques restent stables à mesure que les énergies renouvelables se développent”, a-t-il poursuivi.
Dans la même veine, le SG de l’ONU a estimé que le secteur de l’énergie doit diversifier ses chaînes d’approvisionnement afin que davantage de pays puissent mettre au point, installer et entretenir des systèmes d’énergie propre, en indiquant que cela inclut les minéraux critiques essentiels à la transition, “qui doivent profiter aux pays et aux communautés qui les produisent, et pas seulement aux marchés mondiaux”.
Et de conclure en soulignant que le secteur financier doit, de son côté, réduire le coût du capital, en particulier pour les pays en développement qui ont un énorme potentiel en matière d’énergies renouvelables, alors que les banques multilatérales de développement doivent réduire les risques et débloquer des investissements privés beaucoup plus conséquents.

