Cancer du sein: gain modeste d’un nouveau cocktail de médicaments ciblés
L’essai clinique a montré que la combinaison des deux traitements était plus efficace pour empêcher une ré-émergence du cancer après l’ablation chirurgicale de la tumeur, mais dans des proportions très faibles.
Après une période de trois ans, 94,1% des malades traitées avec le cocktail n’avaient pas eu de rechute, contre 93,2% dans le groupe témoin ayant pris seulement de l’Herceptine, montrent les données présentées à la conférence annuelle de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), plus grand colloque mondial sur le cancer qui se tient à Chicago.
"Il est clair que cette approche ne paraît pas procurer un avantage pour les femmes ayant un faible risque de rechute", dont le cancer ne s’est pas propagé aux ganglions, a estimé le Dr Harold Burstein, un cancérologue du Dana-Farber Cancer Institute à New York, qui n’a pas participé à cette étude.
"Il s’agit de résultats très préliminaires mais vu que l’avantage absolu d’ajouter du pertuzumab à l’Herceptine a été modeste, nous devrions utiliser ce cocktail principalement chez les femmes à haut risque de récidive du cancer", a quant à lui jugé lundi le Dr Gunter von Minckwitz, président du Groupe allemand sur le caner du sein à Neu-Isenburg, qui a mené l’étude clinique.
Roche espérait par cette nouvelle combinaison de médicaments se protéger de la mise sur le marché de bio-similaires de sa molécule vedette Herceptine, mise sur le marché en 1998 et qui tombe dans le domaine public cette année en Europe et en 2019 aux Etats-Unis.
L’Herceptine avait bouleversé le traitement des cancers du seins HER2-positif à la fin des années 1990.
L’Herceptine et le Perjeta coûtent environ 70.000 dollars chacun pour une année de traitement, ce qui génère neuf milliards de dollars annuellement à Roche, dont sept milliards pour l’Herceptine seule.
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes dans le monde, de 15 à 25% sont de type HER2-positif.
Avec AFP




