L’Afrique a plus besoin de partenariats que d’assistance (ministre marocain)
Le Directeur général de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), José Graziano da Silva, a, de son côté, mis l’accent sur l’importance de l’agriculture familiale, qui constitue le socle du développement durable, et le stimulant de l’économie rurale.
La coopération Sud-Sud, basée sur la solidarité, rompt avec la logique traditionnelle et la dichotomie pays donateurs-pays bénéficiaires, a-t-il ajouté, estimant que toute approche doit prendre en considération les spécificités et besoins de chaque pays.
Le représentant de la Chine auprès de la FAO, Xia Jing Yuan, a souligné que son pays œuvre au renforcement de la coopération Sud-Sud, faisant savoir que la Chine participe à plus de 20 projets de coopération Sud-Sud, mis en œuvre dans la majorité en Afrique.
"Il ne saurait y avoir de révolution verte en Afrique, sans un partenariat public-privé", a relevé, pour sa part, le Président directeur général du Groupe Office Chérifien des Phosphates (OCP), Mostafa Terrab, qui a fait savoir que le continent noir dispose de 60 pc de terres arables au niveau mondial mais qui restent encore non exploitées.
"La révolution verte est nécessaire et possible en Afrique", a-t-il affirmé. Pour y parvenir, l’Afrique est appelée à créer des capacités de production d’engrais, dont le coût reste encore élevé, dédiée au continent et adaptée au sol et à l’agriculture africaine, de même qu’il faut développer la carte de fertilité des sols africains et adopter une politique de proximité des agriculteurs africains, a-t-il poursuivi.
Placée sous le haut patronage du roi Mohammed VI, cette première conférence internationale consacrée à "la coopération sud-sud agricole en Afrique: une nouvelle approche partenariale", a connu la participation de ministres et responsables du secteur agricole de plus de 20 pays africains et des responsables de la FAO.



