Économie

Algérie: poursuite de la protestation populaire contre l’exploitation du gaz du schiste dans le sud

Une marche des habitants a sillonné les principales artères de la ville où a été inauguré un puits expérimental, en vue d’exprimer le rejet au projet, au moment où d’autres protestataires maintiennent un sit-in devant le siège de la daïra pour réclamer l’arrêt des travaux, indique l’APS.

Pour sa part, le journal +El Watan+ rapporte, dans sa version électronique, qu’une quarantaine de manifestants anti-gaz de schiste ont tenté de fermer la route menant au site des forages exploratoires contestés, à une trentaine de kilomètres au sud de la ville.

En plus des craintes relatives aux effets néfastes tant sur la santé publique utilisation de certains fluides chimiques décrits comme cancérigènes- que l’environnement (nappes phréatiques), les populations du Sud, qui ont entamé leur protestation fin décembre, sont tout particulièrement inquiètes de l’impact du gaz de schiste sur les rares ressources hydriques de leur région.

Un forage de schiste nécessite des quantités d’eau encore plus grandes qu’un puits classique. Or, la région est très pauvre en cette denrée vitale et dépend exclusivement des eaux souterraines. Elle serait exposée à un stress hydrique aigu, au cas où Sonatrach met à exécution ses plans de 200 forages par an pour une production de 20 milliards M3 de gaz.

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait réitéré que le gouvernement n’envisageait pas d’entamer l’exploitation du gaz de schiste à court terme, mais qu’il s’agissait seulement d’une phase d’étude et d’exploration. Pour compenser la baisse drastique des prix du pétrole, l’Algérie compte investir dans le gaz du schiste en dépit de l’opposition des populations, des experts et des écologistes.

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