Économie

Algérie: le ministre des Finances « inquiet » pour la baisse des recettes pétrolières

"Il y a une inquiétude que personne ne peut nier", a dit le ministre au terme de l’adoption par l’Assemblée populaire nationale (APN, chambre basse du Parlement) du projet de loi de finances 2014, dont les recettes proviennent essentiellement de la manne pétrolière qui représente près de 98 pc des exportations algériennes.

La baisse des revenus des hydrocarbures, la récession qui perdure en Europe, la faible croissance aux Etats-Unis et la baisse des projections de croissance dans les pays émergents "affectent déjà la balance des paiements du pays", a expliqué M. Djoudi, cité par l’agence APS.

En effet, l’excédent commercial de l’Algérie n’a pas cessé de se contracter depuis le début de l’année, enregistrant une baisse d’un peu plus de 53 pc au cours des trois premiers trimestres de 2013, en glissement annuel.

A fin septembre dernier, l’excédent commercial s’est établi à 8,16 milliards de dollars, contre 17,42 milliards à la même période de l’année 2012, à cause du recul de 7,7 pc des exportations et la hausse continue des importations (+14 pc).

Cette situation n’a pas manqué de susciter des interrogations sur les grands équilibres de l’économie du pays, qui dépend très largement de la manne pétrolière, surtout que, selon des prévisions non officielles, les importations devraient terminer l’année sur le pic historique de 60 milliards de dollars.

Des économistes algériens avaient expliqué que cette situation est révélatrice d’une économie "instable, dépendante et fortement dépensière", avertissant qu’à défaut d’un nouveau régime de croissance, les équilibres budgétaires de l’économie nationale seront menacés, d’autant que le rythme des dépenses ne cesse d’augmenter.

Dans ce contexte, le projet de loi de finances 2014, qui vient d’être entériné par les députés, a comme trame de fond le double objectif de maîtriser une inflation galopante et stopper la saignée des importations, tout en étant prudent pour les prévisions de croissance dont le taux a été fixé à 4,5 pc.

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