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	<title>Lu dans la presse &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Lu dans la presse &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Brahim Diaz, l&#8217;une des armes du Maroc face au Brésil au Mondial 2026 (média brésilien)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[omarb]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 19:28:46 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Lu dans la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Brahim Diaz]]></category>
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		<category><![CDATA[CAN 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[Le site du réseau de télévision brésilien Band a dressé un portrait de l'international marocain Brahim Diaz, présenté comme la principale figure des Lions de l’Atlas lors de la Coupe d’Afrique des Nations et l’une des armes susceptibles de représenter une menace pour la Seleçao lors de leur confrontation au Mondial 2026.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Meilleur buteur de la CAN 2025 avec cinq réalisations, Brahim Diaz s’est imposé comme l’un des joueurs les plus en vue de la compétition. Selon Band, ses performances ont fait de lui un élément central du dispositif marocain.</p>
<p>Le média brésilien revient sur le parcours du joueur, né à Malaga en Espagne et formé au Málaga CF avant de rejoindre Manchester City, où il a effectué ses débuts professionnels. Faute de temps de jeu régulier, il a ensuite été transféré au Real Madrid, avant de connaître une progression notable lors de son prêt à l’AC Milan.</p>
<p>En trois saisons passées en Italie, écrit le média, Brahim Diaz s’est vu confier le numéro 10 et a remporté le championnat de Serie A, acquérant une expérience significative au plus haut niveau. De retour chez les Merengue, il s’est imposé comme un joueur polyvalent, capable d’évoluer aussi bien dans l’axe que sur les ailes. La saison dernière, il a disputé 56 rencontres et inscrit six buts, tandis qu’il compte une réalisation en 18 apparitions cette saison.</p>
<p>Band évoque également son choix de la sélection marocaine, une décision motivée, selon lui, par le projet sportif proposé par la Fédération Royale Marocaine de Football et par l’accueil qui lui a été réservé.</p>
<p>En sélection marocaine, le joueur bénéficie d’une grande liberté de mouvement, assurant le lien entre le milieu de terrain et l’attaque. Band souligne que c’est dans ce rôle qu’il s’est particulièrement illustré lors de la Coupe d’Afrique, disputée devant le public marocain, renforçant ainsi son attachement à la sélection nationale.</p>
<p>Le média rappelle, par ailleurs, que le Maroc s’est affirmé ces dernières années comme une équipe compétitive sur la scène internationale, notamment après son parcours historique lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, conclue par une place en demi-finales. Depuis, la sélection, dirigée par Walid Regragui, a poursuivi un projet de long terme et intégré de nouveaux talents.</p>
<p>Enfin, Band note que Brahim Diaz demeure en tête du classement des buteurs de la Coupe d’Afrique avec cinq réalisations, devançant le Nigérian Victor Osimhen et l’Egyptien Mohamed Salah, crédités de quatre buts chacun, alors que la compétition entre dans sa phase finale.</p>
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		<title>Grève à Hollywood: la soirée de remise des Oscars reportée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Sep 2023 08:04:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[Lu dans la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Governors Awards]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[Hollywood]]></category>
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					<description><![CDATA[Avec la grève des acteurs et scénaristes à Hollywood, la soirée de remise des Oscars d'honneur a été reportée au 9 janvier, ont annoncé mercredi les organisateurs.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;Académie des arts et sciences du cinéma, qui décerne les Oscars, n&rsquo;a pas précisé les raisons du report de la cérémonie, initialement prévue le 18 novembre. Mais elle a anticipé, selon des médias, la prolongation de la grève qui paralyse Hollywood depuis des mois.</p>
<p>La soirée, nommée Governors Awards, est organisée tous les ans à Los Angeles pour récompenser les carrières exceptionnelles.</p>
<p>Le calendrier hollywoodien a été totalement bouleversé par ce mouvement social. Les Emmy Awards, les plus prestigieuses récompenses de la télévision américaine, ont récemment été reportés de septembre à janvier pour cette même raison.</p>
<p>Les scénaristes, en grève depuis mai, ont été rejoints en juillet par les acteurs, une double grève que Hollywood n&rsquo;avait plus connue depuis 1960.</p>
<p>Les directives des syndicats interdisent aux acteurs de tourner des films ou séries, mais aussi de se rendre sur les tapis rouges ou de participer à des événements promotionnels.</p>
<p>Lors de la soirée, des Oscars d&rsquo;honneur doivent notamment être remis aux acteurs Mel Brooks et Angela Bassett.</p>
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		<title>Conférence Al-Qods 2023 : Appel à une action pratique pour une protection internationale du peuple palestinien (Déclaration finale)</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2023 05:28:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Lu dans la presse]]></category>
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					<description><![CDATA[La conférence « Al-Qods 2023&#8230; Renforcer la Résilience, le Développement et l&#8217;Investissement », qui s&#8217;est achevée dimanche au siège de la Ligue des États arabes au Caire, a appelé la communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour assurer une protection internationale du peuple palestinien. La Déclaration finale ayant sanctionné les travaux de cette Conférence a appelé &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="modal-header add-more-font-size-dep">La conférence « Al-Qods 2023&#8230; Renforcer la Résilience, le Développement et l&rsquo;Investissement », qui s&rsquo;est achevée dimanche au siège de la Ligue des États arabes au Caire, a appelé la communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour assurer une protection internationale du peuple palestinien.</div>
<div class="modal-body fixContentHeightDepeche">
<div class="sectionDepeche">
<p class="justifyText  add-more-font-size-dep" dir="ltr">La Déclaration finale ayant sanctionné les travaux de cette Conférence a appelé à faire face à toute forme d&rsquo;agressions israéliennes continues contre le peuple palestinien, y compris les colonies de peuplement, le régime d&rsquo;apartheid et les mesures discriminatoires.</p>
<p>Elle a également invité le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités quant à la mise en œuvre effective de ses décisions relatives à la cause palestinienne, à œuvrer pour mettre fin aux politiques et pratiques israéliennes illégales contre le peuple palestinien et à éliminer les colonies illégales et le mur d&rsquo;annexion et d&rsquo;expansion, qui constituent une violation du droit international, des résolutions des Nations Unies, de la quatrième Convention de Genève et de l&rsquo;avis consultatif de la Cour internationale de justice.</p>
<p>Dans ce contexte, la Déclaration finale a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités juridiques, morales et humanitaires pour l&rsquo;arrêt immédiat des projets israéliens de colonisation dans la Ville Sainte.</p>
<p>En outre, la Déclaration souligne que tous les politiques et plans israéliens systématiques et illégaux visant à légitimer l&rsquo;annexion israélienne « fausse et abolie » d&rsquo;Al-Qods Est, à altérer son identité arabe, à modifier sa composition démographique, à compromettre la croissance démographique et urbaine et à isoler le peuple de son environnement palestinien, constituent des violations flagrantes des résolutions internationales.</p>
<p>Elle a, dans ce sens, mis en avant l&rsquo;importance de la protection des Lieux Saints de l&rsquo;Islam et du Christianisme d&rsquo;Al-Qods et de l&rsquo;arrêt des tentatives israéliennes visant à modifier le statut historique et juridique de la Ville Sainte et de la Mosquée Al-Aqsa/Al Haram Al-Qodsi Al-Sharif, ainsi que les tentatives de changer son nom et de le diviser spatio-temporellement.</p>
<p>Par ailleurs, la Déclaration finale a fermement condamné les incursions répétées et croissantes dans la Mosquée Al-Aqsa et l&rsquo;atteinte à son caractère sacré et à la sécurité de ses fidèles par des responsables du gouvernement israélien d&rsquo;occupation et des colons extrémistes, soulignant le rejet des mesures israéliennes systématiques et illégales visant à affaiblir la présence chrétienne dans la Ville Sainte.</p>
<p>La Déclaration a averti que ces violations flagrantes du statut juridique et historique des Lieux sacrés d&rsquo;Al-Qods constituent de graves violations des accords et obligations internationaux et auront de graves répercussions sur la paix et la sécurité internationales.</p>
<p>Elle a appelé tous les pays à mettre en œuvre les résolutions liées à la cause palestinienne, émanant des Nations Unies et du Conseil exécutif de l&rsquo;UNESCO, mettant en avant que la Mosquée Al-Aqsa/Al Haram Al-Qodsi Al-Sharif est un site purement islamique réservé au culte des Musulmans et fait partie intégrante des sites du patrimoine culturel mondial.</p>
<p>Le Chef du Gouvernement, M. Aziz Akhannouch, a représenté le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, lors de cette Conférence, marquée par une importante présence arabe et islamique.</p>
<p>Ont également pris part à la Conférence le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, le président palestinien, Mahmoud Abbas, le Roi Abdallah II de Jordanie, le Secrétaire général de la Ligue des États arabes, Ahmed Aboul Gheit, ainsi que des représentants de haut niveau d&rsquo;organisations régionales, arabes et internationales, dont les Nations Unies, l&rsquo;Organisation de la coopération islamique, le Mouvement des pays non-alignés, l&rsquo;Union européenne, l&rsquo;Union africaine et le Conseil de coopération du Golfe.</p>
<p>La Conférence a abordé les développements politiques en Palestine en plus des dimensions juridiques et de développement des investissements.</p>
</div>
</div>
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		<item>
		<title>Kaboul: scènes de chaos à l&#8217;aéroport de Kaboul, où des milliers d&#8217;Afghans cherchent à fuir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 07:49:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu dans la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Web TV]]></category>
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					<description><![CDATA[Seul l&#8217;aéroport international de Kaboul échappe encore à la mainmise des talibans en Afghanistan. Mais le chaos règne sur place, tandis que des milliers d&#8217;Afghans cherchent à fuir le pays à bord d&#8217;un des appareils affrétés pour les évacuations. « Les Afghans et les citoyens internationaux qui souhaitent partir doivent être autorisés à le faire: les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Seul l&rsquo;aéroport international de Kaboul échappe encore à la mainmise des talibans en Afghanistan. Mais le chaos règne sur place, tandis que des milliers d&rsquo;Afghans cherchent à fuir le pays à bord d&rsquo;un des appareils affrétés pour les évacuations.</strong></p>
<div id="triplelift" data-id="149" data-m="{&quot;i&quot;:149,&quot;p&quot;:109,&quot;n&quot;:&quot;TripleliftModule&quot;,&quot;y&quot;:8,&quot;o&quot;:30}" data-nativead-tracking="{&quot;id&quot;: &quot;triplelift&quot;, &quot;sdk&quot;: &quot;widget&quot;, &quot;w&quot;: &quot;300&quot;, &quot;h&quot;: &quot;250&quot;}"></div>
<p>« Les Afghans et les citoyens internationaux qui souhaitent partir doivent être autorisés à le faire: les routes, les aéroports et les frontaliers doivent rester ouverts et le calme doit être maintenu ». Ce texte, commun à 66 pays, s&rsquo;adresse aux talibans et a notamment été contresigné par le département d&rsquo;Etat américain.</p>
<p>Mais à l&rsquo;aéroport international de la ville, que l&rsquo;armée américaine a assuré avoir sécurisé ce lundi matin, les scènes de chaos se succèdent depuis dimanche soir. À tel point que les services de l&rsquo;aéroport ont annoncé la suspension des vols commerciaux dans la matinée.</p>
<p>« Il n&rsquo;y aura pas de vols commerciaux au départ de l&rsquo;aéroport Hamid-Karzai, pour prévenir le pillage. S&rsquo;il vous plaît, ne vous précipitez pas à l&rsquo;aéroport », ont-ils déclaré dans un message relayé par l&rsquo;AFP.</p>
<h2>Scènes de panique et coups de feu</h2>
<p>Car des milliers d&rsquo;Afghans, fuyant les talibans et la précarité de leur situation, ont envahi les pistes. Afin de tenter de remettre un semblant d&rsquo;ordre, les troupes américaines &#8211; dont le contingent doit encore grossir de 1000 soldats, pour atteindre 6000 militaires &#8211; ont tiré en l&rsquo;air.</p>
<p>« J&rsquo;ai très peur. Ils tirent des coups de feu en l&rsquo;air. J&rsquo;ai vu une jeune fille être écrasée et tuée », a déclaré un témoin à l&rsquo;AFP.</p>
<p>On peut en tout cas entendre les coups de feu sur cette vidéo captée à l&rsquo;aéroport.</p>
<p>La confusion s&rsquo;était déjà installée dans la nuit de dimanche à lundi, comme le montrent encore ces images.</p>
<p>Seuls ou en familles, les Afghans courent d&rsquo;un appareil à l&rsquo;autre.</p>
<p>D&rsquo;autres images illustrent la panique d&rsquo;une foule pressée auprès d&rsquo;un appareil, accrochée à la passerelle voire à la carlingue pour espérer accéder à l&rsquo;avion.</p>
<p>« Dernières images en provenance de l&rsquo;aéroport de Kaboul. Les gens sont livrés à eux-mêmes tandis que le monde regarde en silence. Le seul conseil sensé à donner aux Afghans&#8230; COUREZ », écrit l&rsquo;auteur du tweet.<samp class="EmbedCode-container"><code class="EmbedCode-code"></code></samp></p>
<p>https://twitter.com/i/status/1427102376603922432</p>
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		<item>
		<title>Covid-19 : le vaccin Moderna est-il également boudé en France ?</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/culture-medias-2/lu-dans-la-presse/covid-19-le-vaccin-moderna-est-il-egalement-boude-en-france/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Apr 2021 16:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Lu dans la presse]]></category>
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					<description><![CDATA[Les élus et les autorités sanitaires de Seine-Saint-Denis ont constaté un "déficit de popularité" du vaccin américain avant l'ouverture du vaccinodrome de Saint-Denis.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="article__item article__item--para article__item--para-first">Alors que le vac<span style="color: #000000;">cin d&rsquo;AstraZeneca suscite de plus en plus de méfiance, les deux autres sérums anti-Covid actuellement disponibles en France, ceux de Pfizer et de Moderna, continuent d&rsquo;être injectés tous les jours. Mais ce dernier est semble-t-il moins populaire dans l&rsquo;hexagone que son concurrent germano-américain.  </span></p>
<p class="article__item article__item--para"><span style="color: #000000;">En témoigne le cas du vaccinodrome du Stade de France à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), en banlieue de Paris, qui a ouvert le 6 avril. Les créneaux de vaccination sur Doctolib ont été vite remplis, très en avance&#8230; Quand il s&rsquo;agissait d&rsquo;une injection du vaccin de l&rsquo;alliance Pfizer/BioNTech. Mais pour les créneaux avec Moderna, plusieurs centaines de rendez-vous restaient disponibles lundi, à la veille de l&rsquo;ouverture,<a class="article__item--link" style="color: #000000;" href="https://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/saint-denis-93200/au-vaccinodrome-du-stade-de-france-l-etrange-impopularite-de-moderna-05-04-2021-8430688.php" target="_blank" rel="noopener"> rapporte <em class="article__item--italic">Le Parisien</em></a>. « Sans qu&rsquo;on ne puisse l&rsquo;expliquer, Moderna a clairement un déficit de popularité », constate auprès du quotidien Katy Bontinck, première adjointe (Génération. s) au maire de Saint-Denis, chargée de la santé. Ce samedi, plus aucun créneau, pour Pfizer ou Moderna, n&rsquo;était toutefois disponible.  </span></p>
<p class="article__item article__item--para"><span style="color: #000000;">La différence a également été constatée ailleurs : « Dans notre centre de vaccination à l&rsquo;hôpital Avicenne on constate aussi une réticence pour le vaccin Moderna », <a class="article__item--link" style="color: #000000;" href="https://www.bfmtv.com/sante/covid-19-le-vaccin-moderna-egalement-victime-de-la-defiance-envers-astra-zeneca_AV-202104060053.html" target="_blank" rel="noopener">déclarait lundi soir sur BFM TV</a> Frédéric Adnet, chef de service d&rsquo;urgences SAMU-SMUR de l&rsquo;hôpital Avicenne de Bobigny. </span></p>
<h3 class="article__item article__item--intertitre intertitre title_delta toot"><span style="color: #000000;">Dans l&rsquo;ombre de Pfizer</span></h3>
<p class="article__item article__item--para"><span style="color: #000000;">Les deux vaccins ont pourtant peu de différence visible pour le grand public. Pfizer/BioNTech et Moderna ont toutes deux utilisé <a class="article__item--link" style="color: #000000;" href="https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/video-trois-minutes-pour-comprendre-la-technologie-du-vaccin-a-arn-messager_2139328.html" target="_self" rel="noopener">la technologie de l&rsquo;ARN messager</a>, les deux sérums protègent contre les variants, et les taux d&rsquo;efficacité sont similaires : 95% pour le premier, 94% pour le second. Comment expliquer alors que les patients fassent une différence entre les deux vaccins ?  </span></p>
<p class="article__item article__item--para"><span style="color: #000000;">Dans <em class="article__item--italic">Le Parisien</em>, l&rsquo;élue Katy Bontick émet une première hypothèse « Peut-être parce qu&rsquo;il a été moins utilisé en France jusqu&rsquo;ici et donc, qu&rsquo;il est moins connu ». Pour le médecin généraliste et chercheur en épidémiologie Michaël Rochoy, <a class="article__item--link" style="color: #000000;" href="https://www.20minutes.fr/sante/3016027-20210407-vaccination-pourquoi-vaccin-moderna-boude-francais" target="_blank" rel="noopener">interrogé par <em class="article__item--italic">20 Minutes</em></a>, « [le vaccin] de Pfizer a été le premier à être approuvé, le premier à être livré, il a été très médiatisé, les gens ont eu énormément d&rsquo;informations dessus. Moderna, lui, est un peu passé à travers les mailles du filet ». Et Pfizer ayant été le plus distribué jusque-là &#8211; 9,9 millions de doses au 8 avril, <a class="article__item--link" style="color: #000000;" href="https://covidtracker.fr/vaccintracker/" target="_blank" rel="noopener">selon le site VaccinTracker</a> &#8211; il a davantage bénéficié du bouche-à-oreille.  </span></p>
<p class="article__item article__item--para"><span style="color: #000000;">C&rsquo;est également l&rsquo;explication que propose l »Agence régionale de santé (ARS) d&rsquo;Île-de-France <a class="article__item--link" style="color: #000000;" href="https://www.marianne.net/societe/sante/lexcellente-reputation-du-pfizer-lui-fait-de-lombre-un-vaccin-moderna-boude-par-les-patients" target="_blank" rel="noopener">à <em class="article__item--italic">Marianne</em></a> : « C&rsquo;est l&rsquo;excellente réputation du Pfizer qui fait de l&rsquo;ombre au Moderna. Depuis le début de la campagne de vaccination, Pfizer est identifié collectivement comme le meilleur vaccin pour les personnes fragiles, cela explique probablement que les patients ont tendance à le privilégier. » </span></p>
<h3 class="article__item article__item--intertitre intertitre title_delta toot"><span style="color: #000000;">Production et diffusion limitée</span></h3>
<p class="article__item article__item--para"><span style="color: #000000;">D&rsquo;autant que la diffusion de Moderna est encore limitée. C&rsquo;est le vaccin le moins utilisé en France pour l&rsquo;instant, avec 996 399 doses au 8 avril selon VaccinTracker. AstraZeneca en est lui à 2,7 millions de doses malgré les polémiques liées à l&rsquo;apparition &#8211; rarissime &#8211; de caillots sanguins. Il est également moins commandé que ses concurrents. Dans <em class="article__item--italic">Marianne</em>, Alain Fischer, président du Comité d&rsquo;orientation sur la stratégie vaccinale, estime que la moindre diffusion de Moderna est aussi liée à une question de production. « Pfizer produit en bien plus grande quantité : Moderna est une petite entreprise alors que Pfizer est un grand de l&rsquo;industrie pharmaceutique. Au niveau européen, on a négocié plus de doses Pfizer que de Moderna, qui est bien plus diffusé aux États-Unis. »  </span></p>
<p class="article__item article__item--para"><span style="color: #000000;">Par ailleurs, Moderna pâtit peut-être aussi de la mauvaise presse faite à AstraZeneca. « Il est beaucoup moins connu et en plus AstraZeneca et Moderna ça rime, donc les gens confondent », estimait lundi soir l&rsquo;urgentiste Frédéric Adnet sur BFMTV. C&rsquo;était aussi la théorie de l&rsquo;ARS, selon l&rsquo;élue Katy Bontinck dans <em class="article__item--italic">Le Parisien</em> lundi. « L&rsquo;ARS nous dit que Moderna termine aussi en A. Ça peut se jouer à peu de choses mais ce qui est sûr, c&rsquo;est que le choix du vaccin semble très important aux yeux du public. » Auprès de 20 Minutes, le docteur Jacques Battistoni, président du syndicat de médecins généralistes (MG France), affirme : « Ce sont très certainement les inquiétudes autour du vaccin AstraZeneca qui ont lancé cette défiance », alors même que Moderna ne fait face à aucune inquiétude au sujet d&rsquo;effets secondaires graves. Le généraliste Michaël Rochoy estime, lui, que, « plus que de la méfiance, c&rsquo;est plutôt de l&rsquo;ignorance ». </span></p>
<p class="article__item article__item--para"><span style="color: #000000;">S&rsquo;il faut une communication efficace pour pallier à cette ignorance, les questions de production et de distribution doivent évoluer prochainement. Alain Fischer explique à Marianne que le vaccin de Moderna a des avantages sur Pfizer : « Il se conserve plus longtemps à +4 degrés, 30 jours contre 5 jours pour le Pfizer ». En conséquence, le comité envisage « de faciliter l&rsquo;administration du Moderna chez les médecins et les pharmaciens ». Par ailleurs, la production de vaccins contre le Covid-19 <a class="article__item--link" style="color: #000000;" href="https://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/macron-visite-l-usine-delpharm-de-vaccins-pfizer-sous-traites-en-france_2148535.html" target="_blank" rel="noopener">a commencé mercredi</a> en France, avec un partenariat entre BioNTech et le laboratoire Delpharm, dans l&rsquo;Eure-et-Loir. Et la société Recipharm <a class="article__item--link" style="color: #000000;" href="https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/covid-19-le-francais-delpharm-va-produire-une-partie-des-vaccins-de-pfizer-et-biontech_2138951.html" target="_self" rel="noopener">doit prendre la suite « avant la fin du mois »</a> selon le commissaire européen en charge des vaccins Thierry Breton dans avec la production de Moderna à Monts, en Indre-et-Loire.  </span></p>
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		<title>Nicolas Sarkozy : sa rencontre très confidentielle avec Carlos Ghosn</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Atlasinfo]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Nov 2019 12:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu dans la presse]]></category>
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					<description><![CDATA[L'ancien président de la République aurait profité de son déplacement officiel au Japon pour rencontrer Carlos Ghosn, selon « Le Journal du dimanche ».]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><!--PARAGRAPH --> </p>
<div class="photo top" style="text-align:center"> <a href="https://atlasinfo.wpengine.com/photo/art/grande/39625856-34021363.jpg" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> <img decoding="async" id="img-39625856-34021363" src="https://atlasinfo.wpengine.com/wp-content/uploads/2019/12/39625856-34021363.jpg" alt='Nicolas Sarkozy : sa rencontre très confidentielle avec Carlos Ghosn' title="Nicolas Sarkozy : sa rencontre très confidentielle avec Carlos Ghosn" /> </a> </div>
<div class="texte"> « Nous avons eu une longue conversation », a confirmé au Journal du dimanche (JDD) l&rsquo;ancien président Nicolas Sarkozy, comme le révèle l&rsquo;hebdomadaire ce 17 novembre. Selon le journal, l&rsquo;ancien président, chargé de représenter la France à la cérémonie d&rsquo;investiture du nouvel empereur du Japon, aurait profité de sa venue officielle dans l&rsquo;archipel pour rencontrer l&rsquo;ex-patron déchu de Renault-Nissan Carlos Ghosn, en octobre dernier. « J&rsquo;aurais jugé indigne d&rsquo;être là et de ne pas essayer de le voir », a estimé Nicolas Sarkozy, sans livrer plus de détails au JDD pour autant. </p>
<p> D&rsquo;après Le Journal du dimanche, l&rsquo;entretien entre les deux hommes a duré une heure et demie et s&rsquo;est tenu dans un salon de l&rsquo;ambassade de France à Tokyo. L&rsquo;hebdomadaire affirme que Nicolas Sarkozy avait eu le feu vert d&rsquo;Emmanuel Macron en amont pour s&rsquo;entretenir avec l&rsquo;ancien PDG de Renault-Nissan-Mitsubishi. Sous haute surveillance permanente, Carlos Ghosn est sorti de prison le 25 avril dernier et attend désormais son procès devant la justice japonaise. Comme le rappelle encore le JDD, l&rsquo;ancien PDG n&rsquo;est désormais autorisé qu&rsquo;à de très rares visites de ses proches. Il n&rsquo;a cependant plus droit de communiquer depuis près de sept mois avec sa femme, Carole Ghosn. Interpellé il y a bientôt un an, le 19 novembre 2018, à l&rsquo;aéroport de Tokyo, Carlos Ghosn est poursuivi au Japon pour une série de délits financiers. Des accusations qu&rsquo;il n&rsquo;a cessé de nier. </p>
<p> <b>Une tribune pour demander un rapatriement en France</b> </p>
<p> Parallèlement à la révélation du Journal du dimanche, un peu plus d&rsquo;une vingtaine de parlementaires, majoritairement de droite et du centre, demandent que Carlos Ghosn soit rapatrié et jugé en France dans une tribune publiée ce 17 novembre. « Carlos Ghosn n&rsquo;est ni au-dessus des lois, ni redevable d&rsquo;une justice d&rsquo;exception, mais il a droit à la justice. Or, depuis le début de l&rsquo;affaire, les traités internationaux sur les droits de l&rsquo;homme que le Japon, pays membre du G7, a ratifiés ont été violés à plusieurs reprises », estiment notamment les signataires, parmi lesquels figurent Christian Jacob, Gérard Longuet, Jean-Christophe Lagarde, Bruno Retailleau ou encore Anne Genetet. </p>
<p> <b>Par Le Point.fr</b> </div>
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		<title>Disparition de Chirac : « Le Maroc perd un ami »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Atlasinfo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Sep 2019 14:56:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu dans la presse]]></category>
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					<description><![CDATA[REPORTAGE. Grand ami du royaume chérifien et notamment du défunt roi Hassan II, Jacques Chirac avait une relation étroite avec le roi Mohammed VI qu'il couvait d'une affection quasi paternelle.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><!--PARAGRAPH --> </p>
<div class="photo top" style="text-align:center"> <a href="https://atlasinfo.wpengine.com/photo/art/grande/37689568-33193099.jpg" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> <img decoding="async" id="img-37689568-33193099" src="https://atlasinfo.wpengine.com/wp-content/uploads/2019/12/37689568-33193099.jpg" alt='Disparition de Chirac : « Le Maroc perd un ami »' title="Disparition de Chirac : « Le Maroc perd un ami »" /> </a> </div>
<div class="texte"> Journal de 13 heures à la radio. Dans un taxi de Rabat, la journaliste annonce la mort de Jacques Chirac ce 26 septembre. Le chauffeur réagit, attristé : « Ici tout le monde aime Chirac, c&rsquo;est un ami du Maroc. » À la question de savoir « pourquoi ? », la réponse est elliptique : « C&rsquo;est un fait, ça se transmet comme un héritage, on aime Chirac, c&rsquo;est un grand homme bon », un point, c&rsquo;est tout. </p>
<p> <b>Le souvenir d&rsquo;un soutien politique</b> </p>
<p> Jamal Boushaba, journaliste critique d&rsquo;art, développe, à propos des attaches du peuple marocain à l&rsquo;égard de l&rsquo;homme d&rsquo;État français : « Tout le monde se souvient de l&rsquo;accès de fureur de Chirac contre les soldats israéliens qui l&#8217;empêchent de saluer les Palestiniens. On se souvient de son refus de participer à la guerre en Irak parce qu&rsquo;elle n&rsquo;avait pas de sens. Chirac a joué un rôle particulier pour le monde arabe. » </p>
<p> Le positionnement politique de l&rsquo;ancien président français à l&rsquo;égard du royaume a marqué Mehdi Qotbi, président de la Fondation nationale des musées du Maroc : « Il est extrêmement aimé dans ce pays parce qu&rsquo;il a défendu l&rsquo;unité marocaine dans le conflit autour du Sahara. Il a été un soutien indéfectible dans les crises qui nous ont touchés. » Et de se souvenir de sa première rencontre avec Jacques Chirac, en 2000, alors qu&rsquo;il reçoit de ses mains sa première Légion d&rsquo;honneur et de cette phrase adressée à des journalistes marocains : « L&rsquo;Élysée est ouverte aux Marocains comme aux Français. » Avec beaucoup d&rsquo;émotion, Mehdi Qotbi regrette un homme qui « savait parler au cœur des Marocains, un homme plein d&rsquo;humanité ». <br /> <b> <br /> « Un homme bienveillant pour le Maroc »</b> </p>
<p> L&rsquo;humanisme de Jacques Chirac est présent dans toutes les bouches, même les plus critiques. Narjiss Nejjar, réalisatrice du film Apatrides, souligne la considération du président pour son pays. « Il y a des hommes d&rsquo;État qui nous font sentir tiers-mondistes et d&rsquo;autres qui parviennent à nous faire sentir du respect. De par sa considération, les Marocains ont une profonde tendresse qui dépasse presque les clivages politiques. » Elle insiste sur la bienveillance de l&rsquo;homme d&rsquo;État qui a marqué les esprits par des propos encourageants pour le Maroc. « Il nous a toujours regardés en disant : &quot;C&rsquo;est possible, votre rêve est possible&quot; », poursuit-elle. </p>
<p> Ce regard bienveillant, Amina Benbouchta, artiste plasticienne de Casablanca, l&rsquo;a trouvé quand même un peu « paternaliste ». Elle se rappelle d&rsquo;une « caricature de la France d&rsquo;une certaine époque, un bon vivant qui avait un certain sens de la repartie » avec qui elle n&rsquo;était pas toujours d&rsquo;accord d&rsquo;un point de vue politique, mais pour qui elle a un « attachement sentimental ». Il était « un peu comme un grand-père qu&rsquo;on aurait tous aimé avoir », plaisante-t-elle. </p>
<p> Un grand-père cool qui faisait rire la galerie. À l&rsquo;annonce de sa mort, les réseaux sociaux français publient ses frasques et ses phrases les plus drôles, toutes générations confondues. C&rsquo;est aussi le cas chez les Marocains connectés. </p>
<p> <b>Un fort écho sur les réseaux sociaux marocains</b> </p>
<p> Assise dans un café de Rabat, Fatima Zahra raconte qu&rsquo;elle a appris la nouvelle par une collègue de bureau, avant de recevoir des messages sur WhatsApp : « Ma famille et mes amis en parlent dans nos discussions groupées, ils m&rsquo;ont envoyé une vidéo de Chirac à l&rsquo;annonce de sa mort », explique la jeune femme. </p>
<p> Chaba, doctorante en économie de 23 ans, ouvre son compte Instagram et regarde les stories de ses contacts. La célèbre photo de Chirac sautant au-dessus du tourniquet du métro apparaît chez un de ses amis, étudiant en sciences politiques. La légende qu&rsquo;il a choisie : « Il savait dire non. » Une autre reprend l&rsquo;image de Chirac avec Simone de Beauvoir, le hashtag « féminisme » accompagne la publication. Sur Facebook, la story de Mohamed Maradi, photographe des trois rois du Maroc, l&rsquo;illustre aux côtés de l&rsquo;ex-président français. La légende « Un grand homme nous quitte » se joint à l&rsquo;image. </p>
<p> Sur Twitter, à 11 h 59 heure française le 26 septembre 2019, on peut lire : « L&rsquo;ambassade du Maroc attristée par le décès de Jacques Chirac, ancien président de la République française, présente ses condoléances à la famille Chirac, à ses amis, à tous les Français pour la perte d&rsquo;une figure emblématique de la vie politique française. Le Maroc a perdu un grand ami. » </p>
<p> Évidemment, la mort de Chirac ne touche pas toutes les générations de la même façon. Devant le musée Mohammed-VI, un policier d&rsquo;une soixantaine d&rsquo;années apprend la mort de l&rsquo;homme politique dans un mouvement d&rsquo;étonnement et de tristesse. Il avoue ne pas pouvoir s&rsquo;exprimer officiellement sur le sujet avant d&rsquo;avouer : « On a perdu un ami. Toutes mes condoléances. » De l&rsquo;autre côté, des adolescents discutent sur une pelouse, un groupe de garçons fait du skate. Quand on leur demande ce qu&rsquo;ils pensent de Chirac, ils reconnaissent n&rsquo;avoir aucune idée de qui il s&rsquo;agit. « Difficile donc de se sentir touchés par sa mort », plaisantent-ils. <br /> <b> </p>
<p> Par Jane Roussel, à Rabat <br /> Le Point</b> </p></div>
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		<title>Tunisie : malaise chez les islamistes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Atlasinfo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Sep 2019 08:57:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu dans la presse]]></category>
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					<description><![CDATA[ANALYSE. Au pouvoir depuis 2011, seul parti stable de l'échiquier, Ennahdha a connu un sérieux revers au premier tour de la présidentielle. Sa gestion par Rached Ghannouchi est remise en question. L'heure des turbulences pointe.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><!--PARAGRAPH --> </p>
<div class="photo top" style="text-align:center"> <a href="https://atlasinfo.wpengine.com/photo/art/grande/37402423-33044160.jpg" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> <img decoding="async" id="img-37402423-33044160" src="https://atlasinfo.wpengine.com/wp-content/uploads/2019/12/37402423-33044160.jpg" alt='Tunisie : malaise chez les islamistes' title="Tunisie : malaise chez les islamistes" /> </a> </div>
<div class="texte"> Dimanche, 20 heures. Les instituts de sondage dévoilent les sorties des urnes. Le visage d&rsquo;Abdelfattah Mourou apparaît en troisième position, devancé par Kaïs Saïed et Nabil Karoui. Samir Dilou, le directeur de campagne, intervient pour déclarer : « Les résultats que nous avons sont différents de ceux que vous avez vus sur certaines chaînes télévisées de la part de certains instituts de sondage. » Et de dire que « l&rsquo;ISIE, l&rsquo;instance électorale, est la seule autorité compétente ». Elle confirmera les estimations des sondeurs. Exit Mourou, premier candidat à la présidentielle de l&rsquo;histoire du parti. Et début d&rsquo;une crise à bas bruits. <br /> <b> <br /> Les cinquante nuances de Mourou</b> </p>
<p> Trois semaines auparavant, quand le sexagénaire reçoit à domicile, loin du QG de son parti, faut-il y voir un signe ? L&rsquo;homme dit « ne pas être le candidat d&rsquo;Ennahdha mais soutenu par Ennahdha ». Une drôle de nuance qui ne contribue pas à clarifier la situation. D&rsquo;autant que c&rsquo;est l&rsquo;instance dirigeante du parti islamiste qui l&rsquo;a désigné par « 98 voix pour et 5 absentions ». Mourou revendique « cinquante années de militantisme », est un des membres fondateurs du parti, mais tient à son autonomie. En 2011, année post-révolution, il avait claqué la porte et présenté sa candidature à la constituante en indépendant. Il est revenu au bercail par le haut, devenant vice-président de l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple en 2015. Après la mort de Béji Caïd Essebsi, il en deviendra le président par intérim. Il dit qu&rsquo;avec Ghannouchi ils sont « deux belligérants qui vivent ensemble ». L&rsquo;un ne pouvant se passer de l&rsquo;autre, mais « lui c&rsquo;est lui, moi c&rsquo;est moi ». Les soirs de défaites, ce genre de nuance se dissout dans le principe de réalité. La victoire est solitaire, la défaite se partage. </p>
<p> <b>La tactique tortueuse d&rsquo;Ennahdha</b> </p>
<p> Pour comprendre l&rsquo;échec électoral de 2019, il faut cerner les succès engendrés depuis 2011. La mouvance islamiste a changé. Les années 1980 et 1990 – guerre civile en Algérie – ont laissé place au Printemps arabe, depuis vomi par le maréchal Sissi, tête de gondole du front anti-Frères musulmans. Mis en prison sous Ben Ali, persécutés, torturés, les membres d&rsquo;Ennahdha (dirigeants, simples militants) n&rsquo;ont pas participé à la révolution. Ses principaux dirigeants (Rached Ghannouchi, notamment) étant en exil à Londres ou à Paris. Fort logiquement, avec son statut de parti honni par Ben Ali, Ennahdha remporte l&rsquo;élection constituante de novembre 2011 avec 89 députés sur 217. Fort, mais pas majoritaire. Sa gestion du pouvoir fut mouvementée. </p>
<p> Hamadi Jebali, Premier ministre Ennahdha, démissionne en 2013 après l&rsquo;assassinat de l&rsquo;homme politique Chokri Belaïd. Il voulait composer un gouvernement d&rsquo;apolitiques. La direction de son parti torpillera l&rsquo;initiative. Jebali quittera le mouvement auquel il appartenait depuis des décennies. Les législatives d&rsquo;octobre 2014 placent les islamistes au second rang, distancés par la Nidaa Tounes de Béji Caïd Essebsi. 86 députés pour ce dernier, 69 pour Ennahdha. Depuis, Nidaa Tounes a vécu discorde sur discorde. Son autodestruction semble toucher à sa fin. Le bilan économique et social des cinq années de gouvernance commune s&rsquo;avère désastreux. </p>
<p> <b>Ennahdha sanctionné pour sa mauvaise gestion <br /> </b> <br /> Ses électeurs – le parti compte 10 000 militants – font aussi leurs courses. « On ne transige pas avec le quotidien », dit le philosophe tunisien Youssef Seddik. Le fait religieux se fracasse sur l&rsquo;inflation, le chômage et l&rsquo;absence d&rsquo;évolution de pans entiers du pays. Dans une Tunisie où la quasi-totalité des partis est conservatrice, Ennahdha ne fait plus la différence. Le sujet n&rsquo;est plus là. Sous la présidence de Rached Ghannouchi, le parti n&rsquo;a revendiqué aucune présidence, aucun poste exposé. Depuis 2015, Ennahdha ne compte que 3 portefeuilles sur les 29 ministres qui composent le gouvernement. Une présence « light ». À l&rsquo;ARP, les 67 élus Ennahdha soutiennent Youssef Chahed quand le propre parti du président du gouvernement demande son départ. Folies tunisiennes. En soutenant Chahed, le parti veut acquérir ses galons de respectabilité. Direction l&rsquo;Europe. </p>
<p> <b>La carte de la respectabilité internationale</b> </p>
<p> Au printemps, la direction d&rsquo;Ennahdha est en voyage à Paris. Ni Moulin-Rouge ni tour Eiffel pour Rached Ghannouchi. Il a fait le voyage en famille. Son gendre Rafik Abdessalem (ex-ministre des Affaires étrangères de 2011 à 2014) l&rsquo;accompagne. Le député nahdhaoui de France Houcine Jaziri, surnommé « l&rsquo;élégant » en interne pour cause de fine moustache et de costumes ciselés, a fait son travail dans l&rsquo;Hexagone. Si quelques voix se sont élevées en Tunisie, dénonçant une « diplomatie parallèle », il s&rsquo;agit d&rsquo;une tournée politique à cinq mois des élections législatives. Lors de sa visite officielle, en février, le chef de gouvernement Youssef Chahed avait participé à des réunions avec son parti Tahya Tounes. </p>
<p> Pour Ennahdha, Paris succède à Bonn. La même délégation avait fait le voyage en Allemagne afin d&rsquo;obtenir rendez-vous et photos qui seront partagées sur Facebook. Une façon de mesurer son poids à l&rsquo;international. En tant que président de parti, Ghannouchi n&rsquo;a pas vocation à être reçu par des ministres. Ennahdha souhaite mettre en avant sa responsabilité dans la stabilité gouvernementale. Alors que Nidaa Tounes se fracturait en haines multiples, le mouvement islamiste soutenait Chahed coûte que coûte. Des négociations ont eu lieu en juin et en juillet entre l&rsquo;entourage de Chahed et d&rsquo;Ennahdha afin d&rsquo;obtenir un soutien discret. La mort du président de la République éparpillera les petits calculs. Le premier tour précédera les législatives. Le parti ne peut être absent de la course. Mourou est choisi. <br /> <b> <br /> Un parti qui est structuré, clivant, qui s&#8217;embourgeoise</b> </p>
<p> Dans le paysage politique tunisien, Ennahdha est avec le syndicat UGTT la seule organisation d&rsquo;ampleur. Elle est installée dans tous les gouvernorats, dans chacune des 350 communes. Un tissu associatif maille le territoire. Une machine puissante, efficace. Sa base, considérée par certains comme « un troupeau » qui obéit à toutes les consignes, a fondu. 1,5 million d&rsquo;électeurs en 2011, un million en 2014, un demi-million en 2018. Et un peu plus de 400 000 le 15 septembre 2019. Un toboggan. </p>
<p> <b>Les cadres, une force d&rsquo;analyse</b> </p>
<p> Dans une étude faite en interne en 2014, les jeunes cadres d&rsquo;Ennahdha avaient livré un certain nombre d&rsquo;enseignements. Ils avaient prévu la victoire de Nidaa Tounes et affirmé que leur leader Rached Ghannouchi était la personnalité politique la plus honnie du pays. Le rapport, lucide, terminera sa brève carrière dans un placard, voire une poubelle. Les sondages internes pour les législatives à venir placent Ennahdha à 23 % (67 sièges), suivi de Au cœur de la Tunisie, le parti de Nabil Karoui, 15 % (50 élus). Mais ça, c&rsquo;était avant le premier tour de la présidentielle. Désormais, tout est ouvert pour le 6 octobre. Au sein d&rsquo;un paysage politique dévasté par les conflits personnels, Ennahdha devrait conserver, grâce à son organisation nationale, un bloc parlementaire solide (50-60 députés). Rached Ghannouchi est lui-même candidat à Tunis. Mais l&rsquo;heure des remises en question arrive. </p>
<p> <b>Un risque de scission après les élections</b> </p>
<p> Lotfi Zitoun était le conseiller politique du président d&rsquo;Ennahdha. Il a démissionné de ses fonctions en juillet. « Mon rôle était de conseiller, ma démission est un conseil », dit-il dans un fin filet de voix. Il n&rsquo;est pas d&rsquo;accord avec la gestion interne du parti. Il n&rsquo;est pas le seul. Le « clan » Ghannouchi – son fils, son gendre – règne en maître dans la maison. Les calculs politiques du Cheikh provoquent de vifs combats au sein du mouvement. Une défaite aux législatives pourrait accélérer un risque de scission. « Il y a un grand malaise », confiait un membre de Mehdi Choura. Pour d&rsquo;autres, une cure d&rsquo;opposition ne ferait pas de mal. On imagine les islamistes passant leur temps à faire la prière. Non, non. Ils font de la politique. </p>
<p> <b>Par Benoît Delmas <br /> Le Point</b> </p></div>
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		<item>
		<title>Arabie saoudite : pourquoi MBS fait avancer les droits des femmes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Atlasinfo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Aug 2019 04:48:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu dans la presse]]></category>
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					<description><![CDATA[Riyad vient d'autoriser les Saoudiennes à voyager seules à l'étranger. Une réforme sociale qui permet aussi au prince d'asseoir un peu plus son pouvoir.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><!--PARAGRAPH --> </p>
<div class="photo top" style="text-align:center"> <a href="https://atlasinfo.wpengine.com/photo/art/grande/36222401-32452884.jpg" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> <img decoding="async" id="img-36222401-32452884" src="https://atlasinfo.wpengine.com/wp-content/uploads/2019/12/36222401-32452884.jpg" alt='Arabie saoudite : pourquoi MBS fait avancer les droits des femmes' title="Arabie saoudite : pourquoi MBS fait avancer les droits des femmes" /> </a> </div>
<div class="texte"> Une révolution est en marche dans l&rsquo;Arabie saoudite du roi Salmane et de son fils, le prince héritier, Mohammed ben Salmane (MBS). Un an après avoir octroyé aux Saoudiennes le droit de conduire, le souverain de 84 ans vient d&rsquo;alléger, sous l&rsquo;impulsion de son fils MBS, le très strict système de « tutorat » auquel sont soumises les femmes du royaume. Selon un décret publié jeudi par le gouvernement, les Saoudiennes âgées de plus de 21 ans n&rsquo;auront dorénavant plus besoin de l&rsquo;accord préalable de leur « tuteur » (parent proche masculin : père, mari, fils…) pour obtenir un passeport et voyager à l&rsquo;extérieur du pays. De la même manière, les femmes pourront désormais elles-mêmes déclarer une naissance, un mariage, un divorce et être titulaires de l&rsquo;autorité parentale d&rsquo;un mineur, ce qui restait jusqu&rsquo;ici l&rsquo;apanage des hommes. </p>
<p> « C&rsquo;est une réforme importante pour l&rsquo;Arabie saoudite qui fait partie d&rsquo;une série d&rsquo;étapes d&rsquo;un pays en développement », se réjouit au Point Hoda Al-Helaissi, l&rsquo;une des 30 femmes membres de la Choura, l&rsquo;Assemblée consultative du pays. « Elle s&rsquo;inscrit dans l&rsquo;histoire et les traditions du royaume et suit d&rsquo;autres mouvements qui l&rsquo;ont précédée. » C&rsquo;est le 11 janvier 2013 que le défunt roi Abdallah nomme pour la première fois des femmes au sein de cette assemblée de 150 membres, un geste qui vaudra à son auteur le qualificatif de « réformateur » dans ce pays ultraconservateur. À la mort de ce dernier en janvier 2015 arrive sur le trône le roi Salmane qui intronise au sommet du pouvoir son fils Mohammed ben Salmane, aujourd&rsquo;hui âgé de 33 ans. </p>
<p> <b>Faciliter l&rsquo;accès à l&#8217;emploi</b> </p>
<p> Le bouillonnant prince décide de faciliter l&rsquo;accès des femmes au marché de l&#8217;emploi. Outre l&rsquo;autorisation de conduire, les Saoudiennes peuvent aujourd&rsquo;hui obtenir aisément en ligne un permis de création d&rsquo;entreprise, et depuis peu accéder aux métiers de la police. Ces réformes font partie du plan de diversification économique de MBS, baptisé « Vision 2030 », dont l&rsquo;un des objectifs est de faciliter et d&rsquo;augmenter d&rsquo;ici une dizaine d&rsquo;années le taux d&#8217;emploi des femmes de 22 à 30 %. « Notre économie demande à ce que l&rsquo;homme et la femme travaillent », souligne Hoda Al-Helaissi, qui rappelle que la répartition homme/femme au sein de la population saoudienne (20 millions d&rsquo;habitants) est environ de 50/50. « Les changements qui ont lieu aujourd&rsquo;hui prouvent que nous vivons des transformations nécessaires qui sont au service non seulement du citoyen mais aussi du pays. » </p>
<p> Inflexible pendant des décennies, l&rsquo;Arabie saoudite voit son quotidien être bouleversé par MBS, notamment sur la question des femmes. Depuis l&rsquo;accession de Mohammed ben Salmane au rang de prince héritier en juin 2017, les Saoudiennes ont pu bénéficier, au même titre que les hommes, d&rsquo;un certain nombre de loisirs qui leur étaient interdits. Elles ont été autorisées à accéder à des stades – dans des tribunes séparées – pour assister à des rencontres sportives ou à des concerts, tandis que plusieurs stars internationales, dont Mariah Carey, ont pu se produire dans le royaume. « 70 % de la population a moins de 30 ans », rappelle la députée saoudienne Hoda Al-Helaissi. « La jeunesse saoudienne est de plus en plus éduquée à l&rsquo;étranger et demeure très bien connectée au monde extérieur à travers les médias sociaux et les voyages&#8230; » <br /> <b> <br /> Le pacte fondateur du royaume vacille</b> </p>
<p> Pendant ce temps, la redoutable police religieuse, qui surveillait l&rsquo;accoutrement des femmes dans la rue, a vu ses pouvoirs considérablement rognés. Et les oulémas les plus conservateurs croupissent derrière les barreaux. « Les mesures vont dans le sens progressif de la fin du contrôle des religieux sur la société avec un encadrement plus sécularisé et sous le contrôle croissant de l&rsquo;État », analyse Fatiha Dazi-Héni*, chercheuse à l&rsquo;Institut de recherche stratégique de l&rsquo;École militaire (Irsem), où elle officie en tant que spécialiste des monarchies de la péninsule arabique et du golfe Persique. Sous MBS, le pacte fondateur du royaume – le social et l&rsquo;éducation aux religieux, le politique aux Saoud –, conclu au XVIIIe siècle entre le prédicateur Mohammed ben Abdelwahhab et la famille Al Saoud, vacille. « Les religieux ne protestent pas, car ils ont bien compris que les réformes étaient en cours et que c&rsquo;était la volonté du roi », confie un diplomate familier du royaume. « L&rsquo;idée du roi et de son fils est de revenir à une vision plus modérée de l&rsquo;islam, mais l&rsquo;Arabie saoudite reste le gardien des lieux saints et, en tant que tel, doit toujours se montrer exemplaire sur le respect de la religion. » </p>
<p> Si le système de « tutorat » est allégé, il n&rsquo;est toujours pas aboli. Ainsi, les Saoudiennes doivent toujours obtenir la permission de leur « tuteur » pour faire des études à l&rsquo;étranger ou consentir à un premier mariage. « La charia fait toujours force de loi en Arabie saoudite et la codification qui existe dans les autres États musulmans n&rsquo;est pas prévue », rappelle la chercheuse Fatiha Dazi-Héni au sujet de la monarchie wahhabite, version ultrarigoriste de l&rsquo;islam sunnite. Autre écueil – de taille – se dressant devant la participation accrue des femmes à la vie publique, le poids toujours très prégnant des traditions. « Une immense majorité de la population saoudienne reste très familiale et tribale, y compris dans les villes (85 % des Saoudiens vivent en milieu urbain, NDLR) », poursuit le diplomate. Si une Saoudienne obtient aujourd&rsquo;hui le droit de conduire, rien ne dit que sa famille accepte de lui laisser le volant. Fuyant l&#8217;emprise de leur famille, plusieurs jeunes Saoudiennes ont fui leur pays au cours des derniers mois lors d&rsquo;évasions rocambolesques, visant à échapper au joug de leur « tuteur ». « On reste dans un schéma culturel patriarcal », ajoute le diplomate. « MBS avance prudemment avec ses réformes pour éviter de choquer le citoyen saoudien moyen, mais on se dirige vers une abolition du tutorat. » <br /> <b> <br /> MBS s&rsquo;est refait une virginité</b> </p>
<p> Étonnamment, cette libéralisation de la condition féminine en Arabie saoudite s&rsquo;est accompagnée d&rsquo;une vague sans précédent de répression en direction des militantes historiques pour les droits de la femme. Onze d&rsquo;entre elles ont été emprisonnées il y a un an et sont actuellement poursuivies par la justice pour leurs activités en faveur de l&rsquo;abolition du « tutorat ». Si sept d&rsquo;entre elles ont été depuis remises en liberté provisoire, Loujain al-Hathloul, sans doute l&rsquo;activiste la plus connue du pays, vient de passer son trentième anniversaire en prison. Elle affirme, avec d&rsquo;autres militantes, avoir été torturée et harcelée sexuellement en détention. « C&rsquo;est tout de même incroyable », pointe un responsable moyen-oriental qui a requis l&rsquo;anonymat. « Comment peut-on promouvoir la condition de la femme et arrêter en même temps celles qui en sont à l&rsquo;origine ? » </p>
<p> « On ne peut pas douter de la volonté politique de MBS d&rsquo;avancer la question des femmes », estime le diplomate cité plus haut. « Mais le prince héritier est convaincu que c&rsquo;est lui qui doit décider de ses modalités, prendre la décision politique et en recueillir le mérite. Lui et son père sont des réformateurs qui considèrent leur pouvoir comme absolu, et estiment qu&rsquo;ils ne doivent subir de pression de qui que ce soit. » Un temps fragilisé par l&rsquo;assassinat en octobre 2018 du journaliste dissident Jamal Khashoggi qu&rsquo;il est accusé par la CIA d&rsquo;avoir commandité, le prince héritier MBS, désormais réhabilité par l&rsquo;Occident, paraît aujourd&rsquo;hui s&rsquo;être refait une virginité. « Il est plus fort que jamais », confie un analyste qui a ses entrées à Riyad. « Il a le soutien de sa jeunesse pour laquelle il s&rsquo;est érigé en guide. D&rsquo;autres pays de la région feraient bien de s&rsquo;en inspirer. » </p>
<p> <span style="font-style:italic">* Fatiha Dazi-Héni est l&rsquo;auteure de « L&rsquo;Arabie saoudite en 100 questions » (Éditions Tallendier, novembre 2018).</span> </p>
<p> <b>Par Armin Arefi</b>  </div>
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		<title>Le Port Tanger Med prend une nouvelle dimension</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Atlasinfo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jul 2019 07:32:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu dans la presse]]></category>
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					<description><![CDATA[L'inauguration des troisième et quatrième terminaux à conteneurs marque la fin de la troisième phase du développement de Tanger Med. Le port marocain revendique être désormais le premier port africain pour les conteneurs, et le premier port de Méditerranée.]]></description>
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<div class="photo top" style="text-align:center"> <a href="https://atlasinfo.wpengine.com/photo/art/grande/35255231-31968661.jpg" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> <img decoding="async" id="img-35255231-31968661" src="https://atlasinfo.wpengine.com/wp-content/uploads/2019/12/35255231-31968661.jpg" alt='Le Port Tanger Med prend une nouvelle dimension ' title="Le Port Tanger Med prend une nouvelle dimension " /> </a> </div>
<div class="texte"> Neuf ans de travaux, 4.600 mètres de digues, 2.800 mètres de quais, 1,3 milliard d&rsquo;euros d&rsquo;investissement public auxquels s&rsquo;ajoutent 120 millions d&rsquo;engagements privés, une capacité de 6 millions de conteneurs EVP (pour « équivalent vingt pieds », l&rsquo;unité de mesure des « boîtes »), qui s&rsquo;ajoutent aux 3,4 millions de conteneurs EVP de Tanger Med 1… Les chiffres ne donnent qu&rsquo;une idée assez faible du chantier pharaonique qu&rsquo;aura été Tanger Med 2, troisième phase du développement du port de commerce de la ville marocaine, ouverte sur l&rsquo;océan Atlantique, à l&rsquo;ouest, et la mer Méditerranée, au nord. </p>
<p> A 14 kilomètres à vol d&rsquo;oiseau de l&rsquo;Espagne, sur la côte méditerranéenne longeant le détroit de Gilbratar, par lequel passent près de 100.000 bateaux par an et ne transitent pas moins de 20 % des échanges commerciaux mondiaux, le complexe portuaire Tanger Med a officiellement ouvert en fin de semaine dernière deux nouveaux terminaux, qui en font « le premier port de Méditerranée en capacité », selon le président de l&rsquo;Agence spéciale Tanger Méditerranée (TMSA), en charge du développement du site, Fouad Brini. </p>
<p> <b>Rentrer dans le Top 20 mondial des ports à conteneurs</b> </p>
<p> C&rsquo;est aussi désormais le « plus grand port d&rsquo;Afrique en volume de conteneurs », devant Port Saïd, sur le canal de Suez en Egypte, et Durban, en Afrique du Sud. Avec l&rsquo;entrée en service de Tanger Med 2, le port marocain devrait se hisser parmi les vingt premiers ports à conteneurs à l&rsquo;échelle internationale. </p>
<p> Opérationnel depuis 2007 , Tanger Med dessert 186 ports dans 77 pays avec 52,2 millions de tonnes manutentionnées en 2018. Son trafic pourra atteindre 120 millions de tonnes annuellement. L&rsquo;Afrique est son premier marché avec une part de 38 %, suivi par l&rsquo;Europe (27 %), l&rsquo;Asie (26 %) et l&rsquo;Amérique (9 %). Les deux premiers terminaux à conteneurs du complexe étaient arrivés à saturation en 2014, avec un excédent de « plus de 15,7 % », selon la direction. APM, filiale de gestion portuaire du géant danois Maersk, a développé au sein de Tanger Med 2 un terminal intégrant les dernières technologies d&rsquo;automatisation de mouvement des conteneurs. </p>
<p> Le port a contribué à l&rsquo;essor de Tanger, devenu le deuxième pôle économique du pays, après Casablanca. Le parc industriel adossé au complexe portuaire, en zone franche, compte ainsi 900 entreprises &#8211; surtout dans l&rsquo;automobile, mais aussi le textile, l&rsquo;électronique, l&rsquo;aéronautique, la logistique, l&rsquo;agroalimentaire &#8211; et 70.000 employés, pour un chiffre d&rsquo;affaires de 5,5 milliards d&rsquo;euros en 2017. </p>
<p> <b>Nouveau programme d&rsquo;investissement</b> </p>
<p> Renault-Nissan, qui s&rsquo;est doté en 2012 d&rsquo;une immense usine en périphérie de Tanger, a exporté en 2017 plus de 300.000 voitures via le port, dont il est l&rsquo;un des principaux clients. Deuxième constructeur automobile à poser pied au Maroc avec une usine récemment inaugurée à Kenitra, à 200 kilomètres au sud de Tanger, PSA exportera lui aussi via Tanger Med. Le port dispose, en outre, d&rsquo;un terminal passagers, qui a accueilli en 2018 presque 3 millions de voyageurs, principalement des Marocains vivant de l&rsquo;autre côté de la Méditerranée. </p>
<p> A l&rsquo;horizon 2025, un nouveau programme d&rsquo;investissements de 9 milliards de dirhams (820 millions d&rsquo;euros) visera à renforcer la compétitivité logistique de Tanger Med et à installer le Maroc comme acteur majeur dans les corridors logistiques mondiaux. </p>
<p> <b>Par Antoine Boudet <br /> Les Echos</b> </div>
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