
L’aide au développement accordé au Sahel par Paris s’est davantage matérialisée par « des prêts et non pas des dons », souligne le journal le Monde qui cite le rapport.
Selon les rapporteurs, la France et l’UE dans son ensemble ont préféré « diriger spontanément leurs actions vers des pays dont l’économie est plus avancée et la situation géopolitique plus stable ».
La courbe de l’aide accordée à la stabilisation et au développement, entre 2012 et 2019, a baissé, passant de 431 millions d’euros à moins de 325 millions (…) « Pourtant, publiquement, les officiels français ont maintes fois insisté sur l’urgence de financer le développement dans cette région qui figure parmi les plus pauvres du monde », relève le journal.
Selon la Cour des comptes, environ 60 % des sommes françaises versées au Sahel ont ainsi été affectées aux actions militaires, sur la même période.
Dans son rapport, la Cour des comptes estime que « la priorité affichée en faveur de la zone Sahel ne s’est pas traduite dans les faits : les cinq Etats sahéliens représentaient, en 2018, 10 % de l’APD [aide publique au développement] française en Afrique et le Mali 2,5 %. Des propositions inchangées par rapport à 2013 ».
Lors du sommet du G5 Sahel en février à N’Djamena, au Tchad, la France et Union Européenne en première ligne, ont réaffirmé, » une fois encore, leur volonté de mettre toujours plus l’accent sur la stabilisation et le développement dans la région. Un engagement qui reste à démontrer », note le journal « Le Monde ».



