
Cette décision ferme la porte du hajj aux fidèles venant de l’étranger, une première dans l’histoire moderne de l’Arabie saoudite. Et elle a fait de nombreux déçus parmi les musulmans tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du royaume.
La veille, les autorités d’Arabie saoudite, pays arabe du Golfe le plus touché par le nouveau coronavirus, ont donné le ton en indiquant qu’un nombre « très limité » de pèlerins serait autorisé à participer au pèlerinage annuel qui d’habitude rassemble quelque 2 millions de fidèles.
« Le nombre de pèlerins sera d’environ un millier, un peu moins, un peu plus », a déclaré le ministre du Hajj, Mohammad Benten, lors d’une conférence de presse à Ryad. « Le nombre n’atteindra pas les 10.000 ou les 100.000. »
Le pèlerinage, prévu fin juillet cette année, sera limité aussi aux fidèles de moins de 65 ans et ne souffrant pas de maladies chroniques, a indiqué le ministre de la Santé Tawfik al-Rabiah, à la même conférence de presse.
Les candidats au pèlerinage seront testés avant leur arrivée à La Mecque, premier lieu saint de l’islam, et devront subir une quarantaine domestique après la fin du rituel, a-t-il ajouté.
Les règles d’hygiène et de distanciation physique seront observées pendant le hajj, un pilier de l’islam.
M. Benten n’a pas précisé les critères de sélection des personnes autorisées à effectuer le pèlerinage, l’un des plus importants rassemblements religieux au monde qui a attiré 2,5 millions de musulmans en 2019 selon les chiffres officiels.
Mais il a indiqué que les autorités allaient travailler étroitement avec les missions diplomatiques à Ryad pour la sélection.
L’annonce saoudienne a été faite alors que la pandémie « continue de s’accélérer » dans le monde selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les autorités saoudiennes ont recensé plus de 164.000 personnes infectées, dont près de 1.350 sont décédées.



