Le président égyptien Mohammed Morsi interdit de quitter le pays
Lundi, le chef de l’armée, le général Abdel Fattah Al-Sissi, avait prévenu : les responsables politiques avaient 48 heures pour "satisfaire les demandes du peuple". Une demande implicite de démission. Implicitement aussi, la présidence égyptienne a écarté l’ultimatum : Mohamed Morsi affirmait, dans un communiqué, que "la déclaration des forces armées n’a pas été soumise au président" avant sa diffusion et contient "des signes pouvant causer la confusion". Il s’est aussi dit prêt à "donner sa vie" pour préserver une "légitimité" issue de la première élection présidentielle "libre et équitable" de l’histoire de l’Egypte, en 2012. Il a encore tenté de sauver la situation en promettant, sur Facebook, un "gouvernement de coalition et de consensus" juste au moment où expirait l’ultimatum.
Peu avant la déclaration de l’armée, le ministère de l’Intérieur a prévenu qu’il répondrait "fermement" à toute violence. De son côté, Abdel Fattah Al-Sissi a rencontré, en milieu de journée, le représentant de l’opposition, Mohamed El-Baradei, des chefs religieux et des membres de partis islamistes, dont celui des Frères musulmans, parti de Mohamed Morsi. Auparavant, des responsables militaires s’étaient réunis autour du général Al-Sissi, jurant au début de la rencontre de sacrifier leur "sang pour l’Egypte et son peuple, contre tous les [groupes] terroristes, extrémistes et ignorants".




