Morsi n’est plus président, la Constitution égyptienne suspendue
Fervent admirateur de Nasser, formé en Occident, le général Abdel Fattah al Sissi a été nommé par le président Morsi en août 2012, mais s’est clairement rangé du côté des contestataires.
Malgré de rares apparitions publiques, le général al-Sissi a su clairement se ranger du côté des manifestants anti-Morsi. Une semaine avant les défilés contre le président islamiste, le ministre de la Défense jugeait du devoir des forces armées «d’intervenir pour empêcher l’Égypte de plonger dans un tunnel sombre de conflits» pour prévenir «l’effondrement des institutions de l’État». C’est son autre priorité: comment redorer l’image d’une armée, ternie par sa gestion controversée du pays, depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011 à l’élection de Mohammed Morsi en juin 2012, lorsque les Égyptiens scandaient: «À bas le régime militaire», en écho au slogan qui fit partir Moubarak du pouvoir.
Âgé de 58 ans, ce père de quatre enfants a étudié dans une académie militaire britannique avant de rejoindre, comme de nombreux officiers égyptiens, l’École de guerre américaine en 2006.




