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Sursis pour le pianiste turc Fazil Say, coupable de blasphème

"Le fait d’avoir été condamné pour un délit que je n’ai pas commis est moins inquiétant pour moi que pour la liberté d’expression et la liberté de la foi en Turquie", a-t-il réagi.

La justice lui reprochait d’avoir publié sur le site de microblogging des vers du poète persan Omar Khayyam, un des grands noms de la poésie qui a vécu au XIe siècle.

Son procès est devenu un symbole d’un islamo-conservatisme rampant que dénoncent les tenants de la laïcité en Turquie.

"Ce verdict est inacceptable, il est aussi un indicateur de la conception vengeresse du droit qu’a le parti AKP (au pouvoir)", a déclaré à Reuters le député Ilhan Cihaner, élu du principal parti d’opposition CHP.

L’affaire Fazil Say a attisé les passions sur le rôle de la religion dans la vie publique en Turquie, que dirige l’AKP, issu de la mouvance islamiste, depuis les élections de 2002.

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