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Mali : mise en place d’un fonds de stabilisation socio-économique de la période post-crise

Ce fonds, dont le plan d’action a été approuvé en début de semaine par le comité de pilotage, devrait concerner dans un premier temps le secteur de la sécurité alimentaire (4 millions d’euros), à travers la subvention aux intrants agricoles pour la campagne 2013-2014, et le secteur de l’éducation (11 millions d’euros pour l’acquisition de matériel didactique, de matériel pour l’enseignement fondamental et l’appui direct à l’amélioration du rendement scolaire).

L’objectif principal de cette initiative est de soutenir les activités prioritaires de stabilisation du pays en atténuant les effets immédiats de la crise socioéconomique durant la période transitoire par la résorption de certaines dépenses prioritaires non couvertes, en attendant le retour des appuis budgétaires, a indiqué le chef de la coopération à l’ambassade des Pays-Bas à Bamako, Mme To Tjelker, citée par des médias.

Les Pays-Bas sont le premier partenaire à doter le fonds d’un montant de 15 millions d’euros, soit près de 10 milliards de Fcfa.

Pour le coordinateur résident du Système des Nations Unies, Aurélien Agbenonci, "le fonds national de stabilisation du Mali est un mécanisme financier de transition prévu initialement pour une durée n’excédant pas deux années. Il permettra d’appuyer directement les activités prioritaires inscrites dans le budget d’Etat qui souffrent d’un manque de ressources lié à la crise économique et financière que traverse le pays".

Pour le ministre malien délégué chargé du budget, Marimpa Samoura, l’initiative vise surtout à atténuer les effets des multiples crises sur les populations, notamment les plus vulnérables.

"Le fonds permettra également à notre pays d’atténuer les effets immédiats de la crise économique durant la période transitoire par la prise en charge de certaines dépenses prioritaires non couvertes, mais aussi d’assurer le financement de certaines interventions dans les secteurs permettant la relance des activités économiques comme l’accès à l’énergie et aux intrants productifs et le financement de certaines interventions dans les secteurs sociaux de base (éducation, santé, accès à l’eau et l’assainissement) et de la sécurité alimentaire", a-t-il détaillé.

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