Maghreb

Mohamed Hassad demande à la France de réparer une « injustice », Paris répond

Dans une interview au journal ‘L’Economiste » de jeudi , le ministre Mohamed Hassad a haussé le ton contre cette décision qu’il juge "totalement incompréhensible" de la part du ministère français des Affaires étrangères, précisant que la liste ne comprenait que des pays du Sud.

« Avant de déclasser le Maroc, il faudrait d’abord s’occuper du classement des risques en France", a-t-il ajouté cinglant. Pour le ministre, la décision de Paris est surprenante. « Nous sommes mieux que plusieurs pays européens, y compris la France ».

M. Hassad n’a pas mâché ses mots en répondant à la question si le Maroc avait fait des loupés pour mériter ce classement. « Les loupés, c’est plutôt en France qu’on les trouve", a-t-il lancé, rappelant l’affaire du ressortissant marocain résidant en France et marié à une française et qui, malgré son placement sous contrôle judiciaire dans l’hexagone, a pu quitter tranquillement la France et gagner le Maroc avant d’être interpellé par les services de sécurité marocains, alors qu’il tentait de se rendre avec ses deux petites filles françaises en Syrie.

Cette arrestation, a-t-il souligné, montre que les services marocains sont « extrêmement vigilants et efficaces et que le Maroc est un pays sûr ». « En témoigne le nombre des arrivées des touristes français durant le mois de septembre dernier, largement supérieur à celui enregistré durant la même période de l’année précédente », a-t-il relevé.

M. Hassad a en outre indiqué que le quai d’Orsay avait été officiellement saisi, via l’ambassade du Maroc à Paris, "pour attirer l’attention sur cette injustice", tout en saluant l’attitude du président français, François Hollande, exprimée lors de l’inauguration la semaine dernière de l’exposition "Le Maroc contemporain" à l’Institut du Monde arabe à Paris.

"Le président de la république française est doté du bon sens. Même lui a fait l’éloge du Maroc, de sa stabilité et de sa sécurité. C’est un témoignage qui nous honore", a-t-il dit.

Les relations entre Paris et Rabat traversent des turbulences depuis février dernier et la coopération judiciaire entre les deux pays, suspendue par le Maroc, n’a toujours pas repris.

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