Des civils évacués de la ville syrienne de Kobané après l’entrée des jihadistes
"L’EI a progressé dans la partie est de la ville. IL y a de violents combats dans la ville", a ajouté M. Bali, qui s’est réfugié côté turc.
Un responsable kurde local, Idris Nahsen, a confirmé l’entrée des combattants jihadistes dans une partie de la ville, soumise depuis plusieurs jours à leur intense bombardement.
"Des combats de rue ont débuté à Kobané. Ils se déroulent dans les faubourgs est de la ville", a-t-il déclaré à l’AFP par téléphone.
Face à la soudaine détérioration des positions kurdes dans la ville, le Parti démocratique populaire (HDP, prokurde) a appelé lundi soir tous les Kurdes de Turquie à descendre dans les rues du pays pour manifester leur solidarité avec la population de Kobané.
"La situation est très critique. Nous appelons notre peuple à occuper les rues, à dénoncer les attaques de l’EI et (…) la position de l’AKP (le Parti de la justice et du développement au pouvoir depuis 2002 en Turquie) envers Kobané", a déclaré le HDP dans un communiqué.
Selon des témoins interrogés par l’AFP, quelque 300 personnes se sont réunies dans la ville frontalière de Suruc, à quelques kilomètres de la frontière syrienne, avec l’intention de faire mouvement sur la ville assiégée.
L’armée turque a déployé de très importants renforts autour de son poste-frontière de Mursitpinar, face à Kobané, et a fermement éloigné à plusieurs reprises depuis dimanche les civils et la presse qui s’approchent de la ligne de partage entre les deux pays.
Le Parlement turc a autorisé jeudi le gouvernement islamo-conservateur à recourir à la force en Irak et en Syrie contre les jihadistes mais son armée est jusque-là restée l’arme au pied.




