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Algérie : une économie « entièrement verrouillée qui décourage les investisseurs étrangers »

"Après vingt-cinq ans de chantier soi-disant libéral, elle n’est toujours dotée d’aucun des outils universels du marché", relève la publication, notant qu’il n’existe pratiquement pas de marché libre des changes, du crédit, des valeurs mobilières, du travail ou de l’immobilier.

Après avoir souligné que les devises s’échangent toujours au marché noir, le quotidien fait état de l’inexistence de partenariats public-privé, d’une faible pénétration des paiements par carte bancaire et du commerce par Internet.

Par ailleurs, l’auteur de l’article indique qu’avec un flux d’investissements de seulement 1,5 milliard de dollars en 2012, les hommes d’affaires étrangers sont en outre échaudés par une justice réputée peu objective et par la règle dite 49/51 qui leur interdit d’être majoritaires dans toute entreprise de droit local.

"Une revitalisation de l’économie algérienne est d’autant plus urgente que le pays enregistre un million d’habitants supplémentaires chaque année et ne produit presque plus rien, hormis du gaz", relève la publication, faisant observer que le secteur de l’import-export, rebaptisé "import-import", règne en maître sur une économie où la paix sociale s’achète par un recours permanent au chèque public.

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