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Barack Obama: les entreprises qui prospectent en Iran le font « à leurs risques et périls »

Fin novembre à Genève, l’Iran a conclu avec le groupe 5+1 (Chine, Etat-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) un premier accord de six mois sur un gel de certaines activités nucléaires en échange d’une levée partielle des sanctions qui étranglent son économie.

"Des entreprises peuvent toujours prospecter sur les chances à plus ou moins long terme de s’installer en Iran et sur l’échéance d’un accord" international sur le nucléaire iranien, a expliqué Barack Obama. "Mais je peux vous dire qu’elles le font, pour l’heure, à leurs risques et périls. Parce que nous allons leur tomber dessus avec une pluie de sanctions".

Le président François Hollande a précisé que le "président de la République n’était pas le président de l’organisation patronale".

"Par conséquent, les entreprises se déplacent librement mais je leur ai fait savoir que le régime des sanctions demeurait en Iran (et que) ces contacts ne pouvaient pas déboucher aujourd’hui sur des accords commerciaux", a ajouté M. Hollande.

"Quant aux sanctions", a-t-il précisé, "elles ne pourront être levées que s’il y a un accord définitif. Dans la période de l’accord intérimaire ces sanctions pour l’essentiel demeureront".

Ces négociations, qui reprennent le 18 février, visent un accord global garantissant à la communauté internationale la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien.

La délégation d’entreprises françaises, parmi lesquelles se trouvaient Peugeot, Total ou encore Lafarge, est la première délégation européenne de cette importance à s’être rendue en Iran depuis la signature des accords de Genève fin novembre.

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