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Syrie : l’opposition présente un document sur la transition politique

Pour Louai Safi, le porte-parole de la délégation de l’opposition, "il n’y a pas eu de discussion sur quoi que ce soit" avec le régime de Damas mercredi.

"Nous avons fait notre proposition, à ce stade nous n’avons reçu aucune réponse. ils ne nous ont rien proposé. Ils veulent continuer à parler d’autres sujets", a-t-il dit.

C’est le troisième jour depuis lundi que ces négociations se résument à une suite de monologues, sans que les deux parties ne se retrouvent sur le moindre sujet. Cette session de discussions, la seconde depuis le lancement de Genève II, doit s’achever vendredi.

Toutefois l’opposition entend poursuivre ces réunions face-à-face plutôt que d’avoir des réunions séparées avec le médiateur de l’ONU Lakhdar Brahimi, a précisé M. Louai.

"Nous voulons parler de ce qui compte pour le peuple syrien (…) chaque jour que nous passons ici, il y a une centaine de Syriens , la plupart des civils malheureusement, qui sont tués dans des combats et cela doit cesser", a affirmé l’opposant.

Le document en 22 points propose notamment l’instauration d’une autorité gouvernementale de transition, l’établissement d’un cessez-le-feu, la libération des prisonniers, l’accès de l’aide humanitaire en tous lieux, le départ de tous les combattants étrangers, d’un côté comme de l’autre.

Le document, dont l’AFP a eu une copie, prévoit que l’autorité devra organiser l’élection d’une assemblée constituante qui élaborera une Constitution soumise à référendum. L’autorité cédera ensuite la place au gouvernement constitué sur la base de cette nouvelle Constitution.

Le document de quatre pages dans sa version anglaise ne mentionne à aucun moment le président Bachar al-Assad, dont l’opposition exige le départ. "Nous considérons qu’il va sans dire qu’Assad et ses acolytes ne sont pas partie prenante dans l’autorité gouvernementale de transition, puisque l’autorité est dotée des pleins pouvoirs. En Syrie aujourd’hui c’est la présidence qui a les pleins pouvoirs. Donc cela signifie qu’il n’y aura pas de président" pendant la transition, a expliqué à l’AFP Monzer Akbik, un conseiller de la délégation de l’opposition.

"Il faut vraiment travailler ensemble pour la réconciliation et la reconstruction du pays", a déclaré Louai Safi.

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