France

François Hollande vendredi en Centrafrique

C’est la deuxième fois que M. Hollande se rend dans ce pays depuis le 5 décembre, date du déclenchement de l’opération militaire baptisée "Sangaris", qui a reçu mardi l’aval d’une prolongation par le Parlement français et pour laquelle 2.000 soldats ont été mobilisés.

Lors de cette visite, évoquée par plusieurs médias français ces derniers jours, le chef de l’Etat français rencontrera également les autorités religieuses de Centrafrique, a précisé la présidence dans un communiqué.

Le 10 décembre, le chef de l’Etat avait effectué une visite surprise aux troupes françaises à Bangui, en provenance d’Afrique du Sud où il venait d’assister à la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela, décédé quelques jours plus tôt.

La Centrafrique est en proie à des violences inter-communautaires entre chrétiens et musulmans et la situation humanitaire y est dramatique.

Le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU a estimé mardi qu’au moins 15.000 personnes, essentiellement des musulmans, sont encerclées et risquent d’être attaquées par des groupes armés dans l’ouest du pays.

En défendant mardi devant les députés français la prolongation de Sangaris au bout de trois mois, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a admis que les difficultés restaient "considérables" en Centrafrique, tout en soulignant les "réels progrès" réalisés depuis décembre. L’opération française a permis d’éviter "l’embrasement général" du pays, selon lui.

"La France n’a pas vocation de se substituer aux forces internationales auxquelles il incombe d’assurer dans la durée" la sécurisation du pays, a aussi dit M. Ayrault, en soulignant l’urgence de mettre en oeuvre une opération de maintien de paix sous casques bleus de l’ONU.

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