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France: ouverture à Paris d’une enquête après le départ de deux lycéens mineurs faire le djihad en Syrie

"Ce n’est pas une fugue de mineurs, on est dans un cadre tout à fait différent", a affirmé le procureur Michel Valet qui a reconnu être frappé par leur âge.

Le parquet de Paris a ouvert le 7 janvier dernier une enquête préliminaire après leur départ. Le dossier à été confié à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

"Je suis déjà loin"

Le 6 janvier dernier, l’un des deux lycéens prend le bus pour se rendre à son établissement scolaire. En temps normal, il rentre vers 17h30. Mais ce jour-là, ses parents restent sans nouvelle. Selon le père, un inconnu aurait appelé l’établissement afin de justifier l’absence de l’adolescent et explique qu’il a reçu, le soir même, un appel de son fils : "je suis parti, je suis déjà loin, ne vous inquiétez pas." Les parents alertent la gendarmerie. Le père découvrira plus tard que son fils lui a pris sa carte bancaire pour acheter deux billets d’avion sur Internet pour la Turquie. Et qu’il a ensuite passé la frontière vers la Syrie. Tout cela avec un simple passeport, alors qu’il est mineur.

Le lycéen est scolarisé en seconde. Son père le décrit comme un adolescent sérieux, un délégué de classe qui a toujours bien travaillé. Il ne parle pas l’arabe et ne l’écrit pas non plus. Il a été élevé dans la confession musulmane, dans le respect des autres, assure son père. Il pense que son fils a subi un "lavage de cerveau", qu’il a été endoctriné. Sur son ordinateur, il a retrouvé des vidéos de propagande.

Le recrutement de jeunes pour le jihad se fait essentiellement par les réseaux sociaux, ce qui explique l’embrigadement d’adolescents de plus en plus jeunes. "Chacun y découvre une confrérie et une fratrie d’armes dont il deviendra le héros s’il en revient" a expliqué le juge Marc Trévidic, spécialiste de la lutte anti-terroriste, sur Europe 1. Le recrutement se fait aussi par du prosélytisme dans certaines mosquées, ainsi qu’en prison.

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