Algérie: le moral des patrons au plus bas depuis une décennie, -22 points
Depuis "les premières inquiétudes" ressenties dès mai 2013, "le pessimisme s’est installé durablement et s’est même accentué les deux derniers mois de l’année 2013 en passant de -4 en octobre à -17 en novembre et à -22 en décembre", analyse la corporation.
Le FCE attribue cette situation aux "difficultés grandissantes d’écoulement des productions et la forte baisse des commandes des clients", faisant état d’une baisse substantielle des activités industrielles (-18 points pour l’agroalimentaire et -14 pour les autres secteurs), contre une stabilité dans le BTP.
L’engagement des pouvoirs publics, en octobre dernier, à faire de la relance de la production industrielle une priorité ne semble pas avoir rassuré les patrons algériens, dont le pessimisme a atteint des niveaux record.
De l’avis même du ministre des Finances Karim Djoudi, l’Algérie est confrontée à l’impératif de diversifier ses sources de revenus en raison des prévisions peu reluisantes pour le secteur des hydrocarbures qui s’accapare près de 98 % des exportations, ce qui a valu dernièrement une mise en garde du FMI quant à la dépendance à la manne pétrolière.



