France

IVG en France : la notion de « détresse » disparaît de la loi

La disposition faisait l’unanimité sur les bancs de la gauche depuis son introduction par les députés socialistes en décembre. Ce "toilettage" était l’occasion de supprimer une "formulation devenue obsolète" de la loi Veil et de clamer le droit des femmes à disposer librement de leur corps et dénoncer tout diktat d’un "ordre moral" et toute tentation de "retour en arrière" sur l’IVG, coup d’estoc à l’Espagne.

La ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem a notamment souligné que "l’IVG est un droit à part entière et pas une simple tolérance assortie de conditions". Les orateurs de gauche ont également répondu aux détracteurs de cet amendement en rappelant qu’une IVG n’était "jamais un acte banal" mais une "décision douloureuse" et qu’une femme n’y recourait pas "pour le plaisir" ou comme "moyen de contraception".

A l’UDI, si Sonia Lagarde puis Jean-Louis Borloo ont personnellement soutenu l’article, ils ont regretté qu’il "crée une fracture inutile dans notre société, source de tensions et divisions". Nicole Ameline ou Françoise Guégot ont défendu la disparition de la notion de "détresse". "Dénier aux femmes la capacité de décider serait un recul juridique et une défaite de la pensée", a lancé l’ancienne ministre de la Parité, pour laquelle si la France "ne sert pas la cause du droit des femmes, elle trahira sa tradition".

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