France

« Qu’on nous foute la paix! », répond Aubry à Valls

"On sera au second tour et on sera en tête au premier tour", a martelé la maire de Lille en présence de la tête de liste Pierre de Saintignon.

En évoquant une possible fusion des listes socialistes et Les Républicains au second tour des régionales face à Marine Le Pen en Nord-Pas-de-Calais/Picardie, Manuel Valls a mis dans l’embarras, voire mécontenté, son camp et a ravi le FN.

L’hypothèse, formulée en privé mardi devant des journalistes, a suscité réserves ou vives critiques à gauche. A commencer par le principal intéressé, Pierre de Saintignon, qui a lancé au Premier ministre un "stop" aux "petites phrases". "De grâce, laissons-nous travailler, laissons-nous agir auprès de nos concitoyens, et puis cessons ces petites phrases qui jettent le trouble et qui nuisent à notre campagne. Donc, assez, stop!"

"Je n’ai pas l’habitude de mettre mon caleçon après mon pantalon. Il faut faire les choses dans l’ordre (…) J’appelle l’ensemble des socialistes à se concentrer sur le premier tour. Tous les socialistes!" a lâché le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis. "Trop de confidences nuit à la cohérence".

En tentant de répondre à la controverse, manuel Valls é répondu jeudi: "Il y en a assez d’une forme de cynisme, d’hypocrisie, de faire comme si cette question ne se posait pas. Elle se posera au soir du premier tour pour chacun", droite comme gauche.

Ecarter cette "hypothèse" revient à "mentir aux Français", selon lui.

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