Immigré devenu maire de Rotterdam, Ahmed Aboutaleb veut aider les migrants
"Je n’ai pas de recette, je n’ai que mes propres expériences et ma politique dans ma ville", assure M. Aboutaleb, en fonction depuis 2009, dans un entretien à l’AFP.
Figure connue du paysage politique néerlandais, M. Aboutaleb s’est distingué sur la scène internationale après l’attaque menée en janvier contre l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo, s’adressant alors avec sa verve habituelle aux musulmans qui ne souhaitent pas "vivre avec la liberté": "Si ce lieu ne vous convient pas (…), foutez le camp !"
A 54 ans, M. Aboutaleb défend avec passion la liberté de croyance – "si quelqu’un veut prier 24 heures par jour, qu’y a-t-il de mal à cela?" -, mais rejette fermement l’usage de la violence pour imposer une opinion ou menacer la démocratie.
"En tant que maire, j’aime les gens qui ont des idées radicales", explique-t-il : "C’est grâce à des idées radicales sur la manière de diriger nos civilisations et nos sociétés que nous avons quitté l’Âge de Pierre".
"Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit, nous parlons ici d’un groupe de gens qui en menacent d’autres, pas seulement parce qu’ils ont des idées radicales, mais aussi parce qu’il pensent détenir une vérité justifiant leurs buts, politiques ou sociaux, par l’usage de la violence".




