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Tunisie: le chef de gouvernement réitère la fermeté contre les grèves

Les grèves "n’ont plus de place et constituent une démarche erronée aux conséquences fâcheuses", a martelé M. Essid, trois jours après la décision d’appliquer des ponctions sur les salaires des fonctionnaires et agents grévistes.

Exprimant la disposition à la négociation et au dialogue, il a souligné que le gouvernement a œuvré, tant que possible et en fonction de ses moyens "limités", à honorer les engagements de précédents cabinets, notamment la hausse des salaires et l’exécution de 17 accords dans le secteur public.

La situation du pays "ne peut supporter davantage de complication, d’autant que la position du gouvernement est claire concernant les revendications sociales qui peuvent être négociées dans le cadre du dialogue et non dans l’anarchie et les grèves anarchiques", a-t-il insisté.

La Tunisie a réalisé un taux de croissance mois important que prévu au cours du premier trimestre de 2015, ne dépassant pas les 1,7 % en glissement annuel.

C’est la première fois depuis le premier trimestre de 2012 que la Tunisie enregistre une progression du PIB (Produit intérieur brut) de moins de 2 %, loin des prévisions de croissance pour 2015 émanant aussi bien de la banque centrale que du FMI.

En plus des débrayages observés ou annoncés dans plusieurs secteurs vitaux, l’industrie du phosphate, une activité capitale pour les recettes de l’Etat, est entrée, depuis plusieurs semaines, dans une phase de paralysie totale, en raison des protestations des chômeurs dans la région du Bassin minier à Gafsa (centre).

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