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Washington apaise les tensions avec Bagdad, après des critiques sur son armée

En Syrie, les combats se sont poursuivis autour de Palmyre après sa conquête par l’EI, qui a exécuté plus de 200 soldats et civils dans le centre du pays ces derniers jours selon une ONG.

Alors que l’EI s’est emparé le 17 mai de la ville clé de Ramadi, le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter avait regretté dimanche sur CNN que l’armée irakienne n’ait "pas montré de volonté de se battre".

"Je suis surpris par ce qu’il a dit (…) Je suis sûr qu’il a reçu des informations inexactes", avait rapidement réagi le Premier ministre irakien Haider al-Abadi sur la BBC.

Face à cette polémique, le vice-président américain Joe Biden a téléphoné lundi à M. Abadi pour rendre hommage à l’armée irakienne, reconnaissant "le courage et l’énorme sacrifice de (ses) soldats" face au groupe jihadiste, selon la Maison Blanche. Il a aussi réaffirmé "le soutien des Etats-Unis au combat du gouvernement irakien contre" l’EI.

La chute de Ramadi, chef-lieu de la province d’Al-Anbar situé à une centaine de kilomètres à l’ouest de Bagdad, a soulevé des questions sur la stratégie non seulement du gouvernement Abadi mais aussi de son allié américain.

Plus de 3.000 raids aériens de la coalition internationale menée par Washington n’ont en effet pas empêché l’EI de continuer à renforcer son "califat" proclamé sur un vaste territoire à cheval sur l’Irak et la Syrie.

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