Des parlementaires libyens vont discuter à Washington du plan de paix de l’ONU
"Nous sommes impatients de discuter de leur travail avec le représentant spécial de l’ONU (Bernardino) Leon (…) pour constituer un gouvernement d’unité nationale", a expliqué Jeffrey Rathke, sans dire quels diplomates américains les parlementaires libyens allaient rencontrer.
Le Maroc et l’Algérie accueillent depuis mars un dialogue inter-libyen entre représentants des Parlements rivaux, sous l’égide de l’émissaire de l’ONU Leon, qui tente d’arracher un accord sur un gouvernement d’unité nationale auprès des deux principaux camps se disputant le pouvoir.
Après des sessions de pourparlers à Rabat, les discussions doivent reprendre lundi à Alger, a annoncé vendredi l’Algérie.
Le ministre marocain des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar, qui était reçu jeudi par son homologue américain John Kerry, s’est dit "convaincu que la réunion de la semaine prochaine permettra d’avancer vers une solution définitive". Des experts de la région pensent au contraire que les discussions ont peu de chances d’aboutir et que la guerre civile risque de s’éterniser.
Livré aux milices depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, le pays est le théâtre de combats entre différentes factions, mais aussi entre milices et forces pro-gouvernementales. La Libye compte deux gouvernements et Parlements, l’un à Tripoli sous la coupe de milices et l’autre dans l’Est, reconnu par la communauté internationale.




