Science-Sante

Elle a trouvé la molécule tueuse de cancer

Paris Match. Comment fonctionne cette molécule tueuse de cancer ?

Aurélie Juhem. Elle a une double action : elle pénètre directement dans la tumeur en arrêtant la division des cellules et donc sa croissance, et elle détruit les vaisseaux sanguins qui l’alimentent. La molécule ET-D5 est active en administration par voie orale, un point très positif au regard des chimiothérapies qui s’administrent par intraveineuse…

A quels types de cancers cette molécule s’attaque-t-elle ?

On ne le saura précisément qu’après avoir réalisé des tests sur des patients. Avec le Dr Andrei Popov, le P-DG de notre start-up Ecrins Therapeutics, nous sommes en mesure de dire par ­rapport au mode d’action, que cette molécule pourra être active sur les cancers très vascularisés, c’est-à-dire généralement agressifs. Notre “niche thérapeutique”, ce sont les cancers du foie, du ­pancréas, du rein et les sarcomes, cancers souvent diagnostiqués par une métastase, donc à un stade avancé de leur développement.

La médecine est-elle à un carrefour avec les nouvelles techniques dont elle dispose ?

Aujourd’hui, l’oncologie s’oriente vers de la médecine personnalisée. Avant, on parlait de la maladie par rapport à l’organe dans lequel se développait le cancer. Mais celui-ci est causé par des mutations ­génétiques, et si on analyse les mutations à l’origine de la tumeur, on se rend compte que le cancer est unique à chaque personne. On tend à réaliser un maximum d’analyses moléculaires afin d’identifier les mutations génétiques responsables de la maladie dans le but d’adapter la chimiothérapie à chaque patient.

Peut-on imaginer un monde où le cancer se soignera comme une angine ?

J’espère. Avec les progrès, les techniques, les analyses moléculaires, j’ai envie de vous dire : pourquoi pas ? Peut-être dans trente, ­cinquante ans. Oui, je peux l’imaginer…

Le cancer n’aime pas l’huile d’olive vierge extra…

L’oléocanthal, qui donne son goût poivré à l’huile d’olive vierge, présenterait la capacité de tuer certaines cellules cancéreuses. Une étude, réalisée aux Etats-Unis par trois scientifiques, vient de le démontrer. Après avoir appliqué de l’oléocanthal sur des cellules cancéreuses, les scientifiques ont découvert qu’elles mettaient entre trente minutes et une heure à se détruire alors que la mort programmée d’une cellule prend d’ordinaire entre seize et vingt-quatre heures.

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