La RATP renonce à censurer les « chrétiens d’Orient »
Il a annoncé lui-même sa décision par téléphone à des responsables politiques comme le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé ou religieux comme Mgr Jean-Michel di Falco, qui en ont fait état sur les réseaux sociaux. Le Premier ministre Manuel Valls est intervenu lui-même dans le débat via un message sur son compte Twitter : "Stop aux débats stériles ! Soutenons les chrétiens d’Orient, victimes de la terreur obscurantiste. La RATP doit assumer ses responsabilités."
La Coordination chrétiens d’Orient en danger (CHREDO) a décidé néanmoins de maintenir sa plainte contre la RATP pour son refus initial de la mention "au bénéfice des chrétiens d’Orient" sur l’affiche au nom du "principe de neutralité du service public" dans "le contexte d’un conflit armé à l’étranger". Samedi, elle avait proposé sans succès un compromis portant sur la seule mention du nom de l’association bénéficiaire, "L’×uvre d’Orient".
La société de transports franciliens avait justifié ce geste par une volonté "d’apaisement" et par la "situation humanitaire dramatique vécue par les minorités chrétiennes d’Orient".




