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La solution à deux Etats, seule voie possible pour la paix entre Israël et les Palestiniens (Kerry)

Cette solution à deux Etats est "en grave danger", a prévenu M. Kerry, qui doit quitter ses fonctions le 20 janvier, dans un grand discours exposant la vision de l’administration du président sortant Barack Obama sur le Proche-Orient.

L’adoption d’une résolution à l’ONU vendredi condamnant les colonies israéliennes sur laquelle les Etats-Unis n’ont pas opposé de veto et qui a provoqué la colère de l’Etat hébreu "visait à préserver la solution à deux Etats", a expliqué M. Kerry.

"Aujourd’hui, le même nombre de Juifs et de Palestiniens vivent entre le Jourdain et la mer Méditerranée", a-t-il souligné.

"Ils n’ont pas le choix. Il peuvent choisir de vivre ensemble dans un Etat, ou ils peuvent se séparer en deux Etats".

"Mais il y a une réalité fondamentale: si le choix est celui d’un seul Etat, Israël peut être soit Juif soit démocratique –il ne peut pas être les deux– et il ne sera jamais vraiment en paix", a noté M. Kerry.

"Comment Israël peut-il concilier son occupation perpétuelle avec ses idéaux démocratiques?", a encore demandé le chef de la diplomatie américaine.

"C’est ce que nous défendons: l’avenir d’Israël en tant qu’Etat juif et démocratique, vivant en paix et en sûreté à côté de ses voisins", a-t-il ajouté.

Pour la première fois depuis 1979, les Etats-Unis n’ont pas mis leur veto à une résolution de l’ONU condamnant les colonies israéliennes. Leur abstention a permis l’adoption de la résolution, approuvée par les 14 autres membres du Conseil de sécurité.

Le secrétaire d’Etat américain a accusé Israël d’avoir engagé "un projet exhaustif pour s’approprier des terres en Cisjordanie qui empêche toute implantation des Palestiniens là-bas".

La politique des colons "est en train de décider de l’avenir d’Israël. Leur objectif déclaré est clair: ils croient en un seul Etat, le grand Israël", a dénoncé le chef de la diplomatie américaine.

"Quiconque réfléchissant sérieusement à la paix ne peut ignorer la réalité de la menace des colonies sur la paix", a-t-il ajouté.

Avant le discours de M. Kerry, le futur président Donald Trump avait de nouveau apporté son soutien à Israël, dont les relations avec l’administration Obama sont notoirement exécrables.

(Avec AFP)

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