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Clinton et Trump jettent leurs forces dans la bataille pour la Floride

La course folle des deux candidats vers la Maison Blanche touche à sa fin, après avoir stupéfié le monde entier par ses rebondissements, ses outrances et ses controverses.

A l’heure de l’épilogue, la plus grosse surprise est que Donald Trump a une chance réelle de l’emporter, même s’il conserve sa position d’outsider.

Selon le site RealClearPolitics, la moyenne des sondages nationaux donnait samedi une avance de 2.3% pour Hillary Clinton (45% contre 42,7% pour Trump) au niveau national, et une avance de 1,2% pour la démocrate en Floride.

Donald Trump, que très peu de gens avaient pris au sérieux en juin 2015 quand il avait lancé sa candidature au pied de sa tour à New York, lui qui a écrasé de ses invectives la campagne des primaires républicaines, finissant néanmoins en tête, lui qui a cent fois semblé plombé par des polémiques, a déjoué à chaque fois les pronostics.

D’où l’inquiétude légitime dans le camp de Mme Clinton, l’expérimentée technocrate à l’image entachée par une enquête policière sur ses emails relancée 12 jours avant le scrutin du 8 novembre.

Pour l’ex-Première dame et ancienne secrétaire d’Etat, aux réseaux politiques cultivés depuis 30 ans, la tactique des dernières 72 heures est claire: ne rien lâcher dans les Etats pivots décisifs pour la victoire.

la Floride et Trump

Pour Trump, le défi s’annonce encore plus difficile: remporter une ribambelle de ces Etats-clés en ralliant notamment les électeurs de l’Amérique rurale et éventuellement parvenir à renverser en sa faveur un Etat penchant traditionnellement du côté démocrate.

D’où ce retour en Floride des deux adversaires: la péninsule ensoleillée du sud-est des Etats-Unis a souvent été décisive pour la présidentielle américaine. Personne n’a oublié que là s’est jouée l’élection ultra controversée de 2000, finalement attribuée à George W. Bush au détriment d’Al Gore.

Apportant 29 grands électeurs à qui la gagnera, la Floride pourrait à elle seule enterrer les espoirs de Donald Trump.

Les deux candidats y ont chacun passé plusieurs jours fin octobre, à courtiser les indécis. Le magnat populiste compte sur les légions de retraités établis dans le "Sunshine State", Mme Trump met elle le paquet pour y séduire l’important électorat hispanique.

"Dans trois jours nous allons remporter le grand Etat de la Floride et nous allons reprendre la Maison Blanche", a lancé samedi le magnat de l’immobilier, dans un meeting à Tampa.

Après avoir bénéficié vendredi soir du soutien des superstars Beyoncé et Jay Z, dans un grand concert à Cleveland, bastion démocrate de l’Ohio, Hillary Clinton montera elle sur scène plus tard samedi à Miami.

Donald Trump a affirmé samedi avoir rassemblé la veille à Hershey, en Pennsylvanie, davantage de monde que Jay Z, dont il a raillé le langage.

"Je ne peux même pas me référer à (ces gros mots) par leurs initiales, cela m’attirerait des problèmes", a-t-il déclaré. Il a assuré avoir réuni 27.000 supporteurs dans une salle ne pouvant en contenir que 12.500 personnes.

Brandies par des militants dans le public, des pancartes affichaient: "Les Hispaniques pour Trump", "Les femmes pour Trump", "Les Noirs pour Trump" ou encore "La majorité silencieuse pour Trump".

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