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Au Maroc, le come-back des salafistes

Ils sont quelques dizaines, sur presque 7.000 candidats. Les premiers noms ont couru dans la presse locale fin août. Certains ne se sont finalement pas présentés, comme Mohammed Fizazi, une figure du salafisme marocain. Une autre célébrité, Hammad Kabbaj, candidat pour le PJD (parti islamiste qui dirige le gouvernement de coalition depuis 2011), a vu sa candidature invalidée pour "extrémisme".

Mais d’autres seront bien là. Comme l’emblématique Abdelwahab Rafiki, alias Abou Hafs. Cet ex-prêcheur avait été condamné à 30 ans de prison après les attentats islamistes de Casablanca en 2003 (45 morts). Gracié en 2012, il sera candidat pour l’Istiqlal, le parti nationaliste historique.

Les salafistes courent sur diverses étiquettes. Selon la presse locale, même les socio-libéraux du PAM (Parti authenticité et modernité), qui se posent en rempart contre l’islamisme, auraient essayé de se concilier les bonnes grâces d’un vieux cheikh, al-Maghraoui, fameux pour avoir rendu une fatwa autorisant le mariage des fillettes de 9 ans.

A l’instar d’Abou Hafs, plusieurs des candidats salafistes ont fait de la prison après les attentats de Casablanca. Seuls ceux qui ont été réhabilités par la justice peuvent se présenter au scrutin du 7 octobre, ce qui a sans doute contribué à limiter le nombre des candidatures.

Pour les partis, il s’agit de ratisser large dans l’électorat, dans une société encore très conservatrice. "On assiste pour le moment d’avantage à un essai d’intégration par les partis plutôt qu’à un raz de marée de candidatures", résume l’hebdomadaire TelQuel.

Avec AFP

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