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Déplacement « très sensible » de Manuel Valls en Corse

Les rapports entre le chef du gouvernement français et les dirigeants nationalistes de l’exécutif de l’île ne sont pas au beau fixe depuis que Jean-Guy Talamoni, nouveau président de l’Assemblée de Corse avait provoqué les autorités françaises en déclarant, juste après la victoire des nationalistes, que "la France est un pays ami". Le clou a été enfoncé quant l’hymne corse avait été entonné dans l’Assemblée de l’île.

Le Premier ministre français, qui a exprimé sa volonté de maintenir un dialogue "serein, constructif et apaisé" avec les nouveaux dirigeants de l’île, ne veut faire aucune concession sur l’unité de la République ou sur la langue nationale.

"Il n’y a qu’une seule nation, la nation française. Il est hors de question de revenir là-dessus", avait-il insisté à l’époque, Trois groupes de travail, consacrés à l’avenir et au développement de la langue corse, à la lutte contre la spéculation foncière et la fiscalité et à la mise en place de la collectivité unique avaient été mis en place après les élections régionales de décembre dernier en Corse.

Les services de la primature ont annoncé que ce déplacement sera l’occasion de présenter les principales propositions du gouvernement issues des trois groupes de travail.

Parmi les principales revendications des nationalistes corses figurent notamment l’amnistie pour les "prisonniers politiques" corses, une catégorie non reconnue par les autorités françaises,, la co-officialité de la langue corse avec les français, la création d’une collectivité unique et une large autonomie, notamment en matière fiscale.

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