Algérie: la violence contre les femmes et les enfants « largement tolérée » (ONU)
Dainius Puras a notamment affirmé que les châtiments corporels "restent légaux dans la famille, les structures d’accueils et les établissements pénitentiaires".
Il a aussi insisté sur le fait que les victimes devaient être protégées et non blâmées. Plus de 9.000 plaintes pour violences ont été déposées par des femmes en 2015 en Algérie.
Ce chiffre officiel ne représente toutefois que la partie visible de l’iceberg selon des experts, qui estiment que peu de femmes vont jusqu’au dépôt de plainte de peur d’être stigmatisées par la société.
En matière de politique de Santé, le rapporteur des Nations unies a estimé que l’un des principaux défis de l’Algérie était "l’accès équitable" aux soins et a appelé les autorités à faire en sorte que "personne ne soit laissé de côté".
L’accès aux soins est gratuit en Algérie mais de nombreuses structures de santé, notamment celles du sud du pays, souffrent de l’absence de spécialistes et de l’inexistence de certains services, a-t-il constaté.
Et si l’Algérie forme chaque année plusieurs milliers de médecins, ils sont nombreux à partir à l’étranger, principalement en France.
Selon l’expert onusien, le pays n’a pas atteint ses objectifs du millénaire pour le développement en matière de réduction de la mortalité infantile et d’amélioration de la santé maternelle, précisant que la majorité des décès étaient pourtant évitables.
Dainius Puras présentera un rapport complet en juin 2017 lors d’une session du conseil des droits de l’Homme des Nations unies.



