Algérie : Manuel Valls évacue l’affaire des visas refusés
En 2015, la Chine était la première partenaire commerciale de l’Algérie avec une part de 14,1 % des échanges. La France n’arrivait qu’en deuxième position avec 10,9 %, une part en baisse par rapport aux 12 % enregistrés en 2012. L’Algérie connaît un coup de frein de son taux de croissance du fait de l’effondrement du prix du pétrole, pénalisant son commerce extérieur et sa consommation. « Nous sommes là pour vous aider à réussir. Car nous avons confiance dans les atouts de l’Algérie, dans le fait qu’ensemble, nous pouvons peser ».
« Rien ne doit nous faire dévier »
Manuel Valls avait déjà dit samedi soir sa priorité donnée à « la relation stratégique » entre la France et l’Algérie, dont « rien ne doit nous faire dévier », malgré l’affaire des visas refusés à deux journalistes français qui devaient couvrir son voyage officiel à Alger. Lors d’une rencontre en aparté avec la presse après un dîner autour du Premier ministre algérien, Manuel Valls avait affirmé n’avoir à aucun moment envisagé d’annuler la visite.
« Moi, je me suis exprimé, j’aurai l’occasion si vous m’interrogez de le redire, de regretter » le refus de visas par les autorités algériennes à deux journalistes du Monde et de Canal+, avait-il dit. « Mais ce qui compte pour moi, c’est cette vision stratégique que nous avons, qui est indispensable au vu des difficultés et des défis que nos pays connaissent », avait-il plaidé. Avant de s’envoler pour Alger, Manuel Valls avait exprimé sur Twitter ses « profonds regrets » concernant la décision algérienne, affirmant qu’il aborderait le sujet avec l’exécutif algérien « dans l’amitié et la franchise ».




