France

Le ministre français de la Justice dresse un tableau « alarmiste » du système judiciaire

Dans un entretien au "Journal du Dimanche", le Garde des Sceaux, en poste depuis deux mois, a décrit la justice française comme "sinistrée", "en état d’urgence absolue" et "à bout de souffle", notant que son département n’a plus les moyens de payer ses factures.

Détaillant les difficultés financières auxquelles est confronté le ministère, M Urvoas, a précisé que la direction de l’administration pénitentiaire a 36 millions d’euros de factures impayées pour des hospitalisations de détenus et que la dette de l’Etat se chiffre à 170 millions d’euros de frais d’interprètes, de laboratoires d’analyses ADN, d’experts et d’écoutes téléphoniques.

"Tous ces prestataires privés sont payés au minimum avec quatre mois de retard", a-t-il déploré, rappelant qu’"énormément d’efforts" ont été faits depuis 2012 sur les créations de postes, de magistrats notamment, sans que des budgets de fonctionnement y soient alloués.

Il a, par ailleurs, rappelé sa volonté de mener à bien le projet de réforme constitutionnelle sur le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), destiné à renforcer l’indépendance des magistrats.

"Cette réforme consiste à faire nommer les procureurs par le CSM, autrement dit à enlever au politique ce pouvoir de nomination", a-t-il expliqué.

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