Crise migratoire: Tusk à Istanbul pour demander à la Turquie d’en faire davantage
Jeudi, M. Tusk a prôné à Athènes de nouvelles mesures pour ralentir un flot migratoire "encore beaucoup trop élevé". Il a aussi tenté de décourager les migrants économiques: "Ne venez pas en Europe. Ne croyez pas les passeurs. Ne risquez pas vos vies et votre argent. Tout cela ne servira à rien".
Le président du Conseil a de nouveau fait d’un retour aux dispositions de l’espace Schengen, c’est-à-dire sans contrôles aux frontières intérieures pour freiner l’arrivée de migrants, une condition "préalable" à une solution à la crise.
Le commissaire européen à l’Immigration, Dimitris Avramopoulos, doit d’ailleurs présenter vendredi à la mi-journée une "feuille de route" pour restaurer la libre circulation en Europe.
Alors que la Turquie est de plus en plus considérée côté européen comme la clé pour résoudre une question qui divise l’UE, M. Tusk a profité jeudi d’un entretien avec le Premier ministre Ahmet Davutoglu pour rappeler que le flot des migrants restait "encore beaucoup trop élevé".
"D’autres mesures sont nécessaires", a jugé le responsable européen, suggérant la mise en place d’un "mécanisme rapide et à grande échelle destiné à renvoyer les migrants irréguliers qui arrivent en Grèce".
La Turquie a fait savoir mercredi qu’elle était prête à signer avec 14 pays un accord de réadmission sur son sol des migrants clandestins.




