France

Dans un livre à paraître, Sarkozy fait son mea culpa

"L’archer est un modèle pour le Sage. Quant il a manqué le milieu de la cible, il en cherche la cause en lui-même", écrit en exergue l’ex-chef de l’Etat, citant Confucius, avant de se livrer à un bilan de ses cinq ans passés à l’Elysée entre 2007 et 2012.

La défaite de 2012 "me conduit à analyser ce que j’aurais dû faire différemment, à la fois dans la conduite des réformes et dans l’exercice de la fonction présidentielle", reconnaît l’ex-chef de l’Etat (2007-2012) dans cet ouvrage intitulé "La France pour la vie" (éditions Plon) dans lequel il avance aussi des propositions pour "redresser" la France.

Tout en prévenant que ce livre n’est pas "une déclaration de candidature à la prochaine élection présidentielle", Nicolas Sarkozy, qui n’a pas encore dit s’il serait candidat à la primaire de la droite et du centre en novembre prochain, esquisse à travers ce mea-culpa un potentiel programme.

Sur le plan économique, le chef de file des Républicains regrette d’avoir "retardé des réformes qui auraient dû être engagées dès les premiers jours" et de ne pas avoir supprimé l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et les 35 heures.

"Au fonds, les mesures fiscales votées au début de mon quinquennat auraient dû être différentes dans leur dosage", écrit-il dans ce livre qui sortira lundi prochain.

"En choisissant la voie de l’exonération des heures supplémentaires et du bouclier fiscal, j’ai opté pour des solutions qui m’apparaissent plus acceptables. C’était une erreur".

A l’inverse, Nicolas Sarkozy estime avoir eu raison "avant l’heure" sur l’échec de l’Europe de Schengen, la question de la déchéance de nationalité et le communautarisme.

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