Marché marocain de l’automobile 2018 : des ventes en progression soutenue, un nouveau record en vue
En dépit de certains mois de doute où les immatriculations se sont orientées à la baisse, les différentes marques n’ont pas lâché prise et ont attendu l’événement phare de l’année, à savoir le 11è Salon Auto-Expo (10-22 avril), pour booster leurs ventes.
Ainsi, les chiffres de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM) font ressortir que le segment des voitures particulières (VP) a atteint 141.985 unités vendues à fin novembre 2018, soit une évolution de 3,41% par rapport à la même période un an auparavant, tandis que le segment des véhicules utilitaires légers (VUL) a affiché une hausse de 5,46% à 12.826 unités.
Par concessionnaire, l’indétrônable Dacia conserve la tête du classement avec un total de 42.687 immatriculations durant les onze premiers mois de l’année, réalisant une progression de 3,33% par rapport à 2017 et s’accaparant une part de 30,06% du marché.
Le constructeur automobile français Renault demeure, quant à lui, au 2è rang avec 19.896 véhicules vendus, soit une croissance de 5,53% et une part de marché de près de 14%, suivi par Volkswagen (+1,34% à 10.336 unités écoulées) et Peugeot (+4,88% à 9.153 unités).
Le marché marocain de l’automobile a également été marqué durant cette année par un succès fulgurant de Fiat (6è), Citroën (8è) et Toyota (10è) qui ont affiché une croissance à deux chiffres à fin novembre 2018 (+38,61%, +10,09% et +40,74% à 7.557, 6.014 et 4.512 unités vendues, respectivement).
En revanche, les ventes de Hyundai (5è) et de Nissan (9è) ont reculé, dans l’ordre, de 4,34% et 2,56% à 8.896 et 5.741 véhicules écoulés, alors que celles du constructeur américain Ford (7è) ont chuté de 38,96%.
S’agissant du segment premium, il s’est également inscrit dans une tendance haussière, malgré la légère baisse de Mercedes (-3,51% à 2.637 unités) qui reste toujours leader de ce segment.
Cette bonne tenue du premium est à mettre à l’actif de Land Rover, forte du succès de son Range Rover Evoque, et de Volvo qui ont culminé à 2.215 et 850 immatriculations, soit des hausses respectives de 94,3% et 55,68%.
L’industrie automobile marocaine, soutenue par divers stratégies et politiques structurelles, en particulier le Plan d’accélération industrielle 2014-2020 qui a initié la phase du développement des écosystèmes automobiles, avance à grand pas pour devenir une véritable locomotive de l’économie nationale.
Ce secteur toujours en plein essor a également tiré profit de l’implantation de groupes internationaux, en particulier Renault, Citroën et Peugeot, ce qui a contribué à la promotion de la construction automobile dans le Royaume et par conséquent la création de la richesse et de l’emploi.



