
Il ressort de cette enquête, menée entre le 12 et le 26 juin auprès d’un échantillon représentatif de 734 MRE provenant d’Europe (77%) et du reste du Monde (23%), que 79% des répondants avaient initialement planifié un voyage au Maroc cet été, mais la pandémie de la Covid-19 a bouleversé les plans de nombreuses familles. Par ailleurs, 21% n’avaient pas programmé de voyage au Maroc.
Ainsi, explique cet sondage visant à établir un lien entre l’impact de la pandémie du Coronavirus et la décision du voyage d’été au Maroc, 54% des répondants ont l’intention de rentrer au Maroc cet été, dont 48% déclarent avoir l’intention de rentrer comme prévu, tandis que 6% déclarent vouloir rentrer cet été au Maroc même si ce n’était pas prévu au départ.
Par ailleurs, 31% des MRE interrogés assurent qu’ils ne rentrent plus au Maroc alors que 15% n’avaient pas planifié de voyager l’été au Royaume.
S’agissant des raisons ayant poussé certains MRE à renoncer à voyager au Maroc, l’écrasante majorité justifie ce changement d’avis par un « doute sur la situation sanitaire post-Covid » (36%) ou encore par la « peur de voyager en période post-Covid » (35%), alors que la plupart de ceux qui ne comptaient pas du tout rentrer affirment que leur décision « n’a pas de lien avec la Covid-19 » (69%). Concernant les conditions du séjour au Maroc, parmi les MRE ayant maintenu leur décision de rentrer au pays pour les vacances d’été, 49% séjourneront comme à leur habitude, 20% d’entre eux pensent rester plus de temps que d’habitude, alors que 16% prévoient d’écouter leur séjour.
Côté timing, la moitié d’entre eux souhaitent rentrer en août tandis que 3 sur 10 préfèrent juillet, pour une durée moyenne de séjour de 4 semaines.
Question budget, 18% des MRE ayant l’intention de voyager cet été au Maroc ont déclaré disposer d’un budget à dépenser plus important en raison des économies réalisées pendant la période de confinement, contre un pourcentage égal ayant fait part d’une baisse de leur budget vacances en grande partie (90%) à cause de la crise sanitaire, révèle la même source. En outre, près de 80% des MRE sont satisfaits de la manière avec laquelle le Maroc a géré la crise de la Covid-19 et estiment que cette gestion de crise pourrait les encourager à rentrer au Maroc cet été alors que la moitié des MRE seraient moins confiants à fréquenter les lieux de rassemblement, de restauration et de loisirs au Maroc en cette période post-Covid.
Par ailleurs, près de 50% des MRE pensent que la crise de la Covid-19 aurait un effet positif sur l’investissement dans l’immobilier au Maroc et dans les transferts de fonds en général vers le pays, et 30% soutiennent l’idée que cette pandémie pourrait avoir un impact « incitatif » sur le retour définitif des MRE dans leur pays. Le profil-type du répondant est un MRE de sexe masculin, âgé de 41 ans en moyenne, marié (2/3) avec 2 enfants à charge. Résidant à 40% en France, en Espagne et en Italie, les personnes interrogées sont majoritairement dotées d’une instruction supérieure (67%) et la moitié d’entre eux est issue des catégories socioprofessionnelles (CSP) moyennes à supérieures (52%), conclut le sondage.



