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Affaire Karachi: Villepin ce jeudi dans le bureau du juge

Affaire Karachi: Villepin ce jeudi dans le bureau du juge
Dominique de Villepin a fait état vendredi dernier de "très forts soupçons" de corruption ("rétrocommissions") en 1995 vers des décideurs français en marge de contrats d’armement, qu’il a confirmés dimanche tout en précisant qu’il n’y avait "pas de preuve formelle". Il avait demandé à être entendu par le juge Van Ruymbeke.

"L’intime conviction" de Millon
Il était secrétaire général de l’Élysée en 1995 lorsque Jacques Chirac a ordonné la révision des contrats d’armement ayant pu donner lieu à de telles rétrocommissions. Jacques Chirac a "souhaité moraliser la vie publique internationale, c’est-à-dire interrompre tous les contrats qui avaient ou pouvaient donner lieu à rétrocommissions", avait expliqué l’ancien Premier ministre vendredi soir sur TF1.

Ces rétrocommissions "illégales" revenaient "vers la France, vers des personnes, des personnalités politiques ou non politiques", a-t-il ajouté sans donner de nom. L’ancien ministre de la Défense Charles Millon a fait part récemment devant le juge Van Ruymbeke de son "intime conviction" de l’existence de ces rétrocommissions dans deux contrats, à savoir Sawari II (vente de frégates à l’Arabie saoudite) et Agosta (vente de sous-marins au Pakistan).

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