Législatives en Turquie : le parti du Premier ministre l’emporte mais sans majorité qualifiée
Les conservateurs vont donc devoir négocier avec l’opposition pour mettre en œuvre leur projet. Et le Premier ministre d’assurer qu’il prend acte du message des électeurs. " Le peuple nous a transmis le message d’élaborer une nouvelle Constitution à travers le consensus et la négociation ", a déclaré Recep Tayyip Erdogan depuis Ankara.
S’il est reconduit dans ses fonctions, ce qui ne fait quasiment aucun doute, le chef du gouvernement turc entend en effet modifier la Loi fondamentale élaborée en 1982 à la suite du coup d’Etat militaire de 1980. Objectif annoncé : approfondir la démocratisation de la Turquie, candidate à l’Union européenne, où il voudrait voir notamment instaurer un régime présidentiel. Mais l’opposition craint surtout les ambitions autocratiques du Premier ministre.
Lors des précédentes élections de 2007, l’AKP, parti issu de la mouvance islamiste, libéral sur le plan économique et conservateur sur les questions de société, avait obtenu 46,5% des voix et 331 élus au Parlement




