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Kent Thompson, une mauvaise nouvelle pour DSK

Kent Thompson, une mauvaise nouvelle pour DSK
Alors que Ben Brafman, conseil de DSK, réfutait le principe de "rapport non consenti", Kent Thompson a affirmé qu’il y avait eu "une agression sexuelle terrible". Selon lui, sa cliente ne peut désormais "plus travailler", "ne peut plus rien faire" à cause des "sévices subis". "Mais c’est une femme digne et respectable" qui témoignera contre l’ancien patron du FMI, a-t-il encore ajouté.

Lundi, à la sortie du tribunal, au côté de son associé, Doug Wigdor, Kenneth P. Thompson a fait son show. Nafissatou Diallo, la victime présumée dans l’affaire DSK, l’a engagé avec deux stars du barreau new-yorkais, Norman Siegel et Jeffrey J.Shapiro, pour défendre ses intérêts. Mais lors de la courte audience de lundi après-midi, seul Kent Thompson était présent pour représenter la femme de chambre. Et pour la première fois, ce spécialiste des discriminations a évoqué l’état d’esprit et les revendications de celle que les tabloïds nomment la "femme sans visage".

"Oui, elle sera présente au procès", a affirmé l’avocat après avoir affirmer devant le juge Michael Obus qu’il n’y aurait pas d’arrangement, avant la prochaine audience, entre sa cliente et la défense. Techniquement, le futur procès, à moins qu’il y ait un accord entre le procureur et DSK, opposera "l’Etat de New York" au Français. Nafissatou Diallo ne peut pas être "partie civile", au sens où l’entend la justice française. Aussi, lundi, le juge n’a donné la parole à son avocat qu’après le départ du procureur et de la défense. Et ce, uniquement pour s’assurer que la victime présumée sera bien présente au tribunal, le jour où elle sera appeller à la barre.

En revanche, la "femme sans visage" peut tout à fait enclencher, en parallèle, une action civile après le dépôt d’une plainte à l’encontre de Dominique Strauss-Kahn. Ces trois conseils se sont d’ailleurs réunis le 25 mai dernier pour envisager cette possibilité. Mais, lundi, Kent Thompson n’a pas voulu s’exprimer à ce sujet. Devant les journalistes, réunis en masse à l’extérieur du tribunal, l’avocat a plutôt insisté sur le "calvaire" de sa cliente, contre-attaquant les arguments de la défense.

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