Nord-Mali: il faut que les forces africaines s’organisent (Paris)
Lors d’un dĂ©placement en Bretagne (ouest), M. Le Drian a saluĂ© la demande d’une aide militaire prĂ©sentĂ©e mardi par le prĂ©sident du Mali, Dioncounda TraorĂ©, Ă la CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CĂ©dĂ©ao).
"A partir de ce moment, il faut que les forces africaines susceptibles de composer l’outil d’intervention s’organisent pour que la rĂ©ponse ait lieu", a-t-il dĂ©clarĂ© devant la presse. "Il y a des signes qui montrent que ça peut se mettre en oeuvre. Très bien, faisons en sorte que cela se poursuive", a dĂ©clarĂ© le ministre.
InterrogĂ© sur l’envoi Ă©ventuel de troupes françaises sur le terrain en appui de celles de la CĂ©dĂ©ao, M. Le Drian a assurĂ© qu’en "aucun cas la France ne serait une actrice opĂ©ratoire". "Simplement, elle assurera un soutien", a-t-il dit.
Quant Ă la possibilitĂ© d’une opĂ©ration aĂ©rienne, il a rĂ©pondu: "je vous laisse supposer quelle forme peut prendre ce soutien".
Le ministre français a jugĂ© urgent de rĂ©agir Ă la main-mise de groupes islamistes armĂ©s sur le nord du Mali "qui sont en train d’Ă©largir leur pĂ©rimètre".
La perspective d’une reconquĂŞte militaire du nord du Mali, aux mains de groupes islamistes depuis cinq mois, reste lointaine, Bamako ne souhaitant pas l’intervention de forces Ă©trangères combattantes sur son sol.
Le prĂ©sident malien a demandĂ© mardi Ă la CĂ©dĂ©ao "un soutien et un appui aĂ©riens", des renseignements, une aide logistique et l’envoi de cinq bataillons "Ă engager graduellement dans le contrĂ´ le des villes reconquises", sans participation aux combats prĂ©alables.
La Cédéao prépare officiellement depuis plusieurs mois le déploiement au Mali de plus de 3.000 soldats, force dont les contours demeurent flous.
Le 27 aoĂ»t, le prĂ©sident François Hollande avait rĂ©affirmĂ© que la France aurait Ă "agir" face Ă l’"entitĂ© terroriste" constituĂ©e au Nord-Mali, mais pas directement. "La France et tous les pays qui souhaitent mettre fin Ă cette crise devront appuyer logistiquement cette intervention (de forces africaines, ndlr) si elle est organisĂ©e et mise en oeuvre dans le cadre de la lĂ©galitĂ© internationale", avait-il dit.




