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Air France défend la prime de 400.000 € versée à son ex-PDG

400.000 € contre un "engagement de non concurrence". C’est le marché qu’a passé la direction d’Air France-KLM avec son ex-PDG Pierre-Henri Gourgeon. Le syndicat Unsa avait, jeudi, vivement critiqué le versement de cette prime à l’ancien dirigeant, alors que l’entreprise vit une période compliquée sur le plan économique. Mais la compagnie a réagi vendredi, en expliquant que ce marché avait été conclu dans l’intérêt du groupe, puisque Pierre-Henri Gourgeon s’est engagé à ne pas offrir ses services à la concurrence durant "trois ans".

"Lors du changement de gouvernance en octobre dernier, le conseil d’administration d’Air France-KLM, sur proposition du comité de rémunération, a décidé d’imposer à Pierre-Henri Gourgeon un engagement de non concurrence pour une période de trois ans", a expliqué un porte-parole de la compagnie dans une mise au point écrite.

"En contrepartie de cet engagement, le conseil d’administration du 17 octobre 2011 a décidé d’allouer à Pierre-Henri Gourgeon une indemnité d’un montant de 400.000 euros, soumise au régime de droit commun des conventions réglementées prévu aux articles L. 225-38 et suivants du Code de commerce". Il souligne que "ceci a été fait dans l’intérêt du groupe", et que le versement de la somme a "d’ores et déjà décidé et effectué il y a plusieurs mois".

Le syndicat Unsa aérien d’Air France s’est élevé jeudi contre ce projet de résolution devant être soumis au vote et prévoyant une prime de "non-concurrence" de 400.000 euros pour l’ancien directeur général. Le porte-parole du groupe relève que ces éléments ont été "à l’époque (c’est à dire il y a 7 mois) immédiatement portés à la connaissance du conseil d’administration d’Air France, lequel compte 6 représentants de salariés".

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