Second plan de sauvetage pour la Grèce: 230 milliards d’euros pour éviter faillite du pays
Les premiers versements à Athènes restent toutefois conditionnés au succès de cette opération avec le secteur privé ainsi qu’à la mise en œuvre par les autorités grecques de mesures concrètes contenus dans le nouveau programme.
La Grèce sera également surveillée de manière beaucoup plus étroite à l’avenir et des représentants de l’UE, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international seront basés à Athènes pour s’assurer de la bonne marche du plan.
Enfin, les Grecs ont accepté d’inscrire sous deux mois dans leur Constitution une provision permettant de s’assurer que le paiement de la dette recevra un traitement prioritaire. Ces paiements seront également assurés par le placement de fonds sur un compte destiné à assurer les prochaines échéances du pays.
Le Fonds monétaire international décidera du niveau de sa participation au nouveau plan de sauvetage de la Grèce au cours de la deuxième semaine de mars, lors de la prochaine réunion de son conseil d’administration, a indiqué mardi matin sa directrice générale, Christine Lagarde.
"C’est un très bon accord, parce qu’il permet de répartir équitablement le fardeau entre la partie européenne et la partie grecque, entre la partie publique et la partie privée", a déclaré le ministre français des Finances François Baroin, à l’issue d’une réunion marathon de treize heures avec ses homologues de l’eurogroupe.
Les tractations ont été rendues difficiles par le fait que de nombreux pays doutaient, en dépit des promesses répétées, de la capacité de la Grèce à réaliser les réformes nécessaires, d’autant que les élections législatives à venir sont susceptibles de rebattre les cartes.



